
Texte écrit en quasi automatique dans le TGV qui m’emmenait cet après-midi du côté de Massy. Avec aucune idée de là où j’allais. Ça parle de mon enfance, de mes concours de poésie quand j’avais 16 ans, de la tour où j’ai grandi, des études. J’avais aucune idée de là où j’allais en l’écrivant. La musique a été faite dans la foulée avec mon AKAI. Et mon voisin qui était ultra circonspect sur ce que j’étais en train de faire 😊. [Verse 1] L'écriture ça m'est venu, un peu comme un éclair nocturne Papa, maman, et tante Anna m'ont toujours trouvé taciturne Premier mensonge, de vrai, excusez pour la blaguounette Pour tante Anna, rien de rien n'est vrai, elle s'appelait Georgette Les filles m'ont toujours apprécié, moi et mon superbe corps d'albâtre Même qu'à la récré jamais personne n'arrivait à me battre J'arrive même plus à me souvenir combien j'avais de potes, vraiment Bon, de vrai, j'en avais aucun, deuxième mensonge, évidemment Alors la poésie ça marche ? Je sais que vous vous posez la question Avec le sexe faible ou opposé quand on est un garçon Pas mal faut avouer, de ouf diront certains Enfin quand on accepte d'être juste le bon copain [Verse 2] L'adolescence, la plume au bec, on dira ce qu'on veut, quelle extase Avec des petites vieilles qui parlent de vous avec une belle emphase Avec les "Virginie" tu viens me voir à mon concours ? "De quoi ? De poésie ? Au moins Ludovic, lui il court J'aimerais bien vous décrire, une enfance à la Pagnol La garrigue au soleil, à courir dans les herbes folles Mais quand on grandit là, dans la tour numéro onze Faut se lever de bonheur, dans le béton jamais on bronze Alors les études, c'est cool, j'vais pas aller dire le contraire Mais quand ta qualité est liée juste à la bourse de ton père C'est pas facile, j'aurais pu mentir là aussi Mais les fils de bourgeois te rappellent vite que tu viens de la té ci [Verse 3] Message très personnel, pour ceux qui viennent d'en bas Ça va être la misère, vraiment, y a pas de débat Mais en y croyant fort, en s'arrachant les tripes et le cœur On finit par gravir les escaliers quand y a pas d'ascenseur J'aurais dû vous prévenir, dès le premier couplet Que ma chanson elle allait faire vriller autour des mollets Mais quand je regarde en arrière merci aux cons, merci au rien De m'avoir préparé à vivre, de si beaux lendemains Pas besoin de mentir, tout ça c'était juste pour la vanne Je voulais écrire autre chose, mais c'est jamais moi qui choisit les ingrédients de ma macédoine C'est toujours sur l'instant que je fais jaillir les rimes Là c'était sur l'enfance peut-être que ça sera nullissime [Verse 4] Mais c'est comme ça que passe, l'inspi, au fil de mon stylo En même temps ça va bien, avec mes lunettes de pseudo intello Ça va bien avec mon phrasé qui slam sans en avoir l'air Voilà, c'était juste quelques mots, pour vous parler de mes hiers [End]

