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Va doucement, mon amour

V6

[Couplet 1] Je ne demande presque rien, Seulement ta chaleur dans mes nuits, Le bruit léger de ton souffle, Quand le monde autour de nous s’enfuit. Marcher avant que le jour se lève, Les pieds mouillés par l’herbe claire, Porter le silence sur nos lèvres, Et laisser tomber tout ce qui pèse. [Pré-Refrain] Je n’ai jamais voulu toucher les étoiles, Ni devenir maître de mon destin. Je voulais seulement, derrière le voile, Un peu de lumière entre tes mains. [Refrain] Va doucement, mon amour, Ne regarde pas derrière toi. Nous avons encore quelques détours Avant de savoir où mène la voie. Nos ombres glissent entre les arbres, Sans savoir où nos pas finiront. Et si le monde devient trop vaste, Restons perdus à l’unisson. [Couplet 2] La forêt respire autour de nous, Aucun visage sur le chemin. Le vent emporte quelques mots fous, Comme s’ils n’avaient jamais eu de lendemain. Tu avances sans chercher l’heure, Je te suis sans poser de question. Il n’y a plus ni peur ni demeure, Seulement nos deux respirations. [Pré-Refrain] Qui pourrait nous dire où aller Quand la route n’attend plus personne ? Nous avons cessé de compter Les secondes que le silence nous donne. [Refrain] Va doucement, mon amour, Ne regarde pas derrière toi. Nous avons encore quelques détours Avant de savoir où mène la voie. Nos ombres glissent entre les arbres, Sans savoir où nos pas finiront. Et si le monde devient trop vaste, Restons perdus à l’unisson. [Pont] Là-haut, sous un ciel sans fenêtre, Un homme regarde la ville dormir. Il cherche quelqu’un dans son propre être, Mais ne sait plus qui doit revenir. Il a gravi des murs, franchi des portes, Déposé ses regrets au sommet. Mais quand la victoire devient trop forte, Que reste-t-il quand tout est gagné ? [Dernier Refrain] Je ne demande presque rien, Un peu de paix avant demain. Une main chaude dans la mienne, Un chemin qui ne demande rien. Va doucement, mon amour, Même si l’aube efface nos pas. Peut-être qu’au bout de ce détour, Le bonheur nous reconnaîtra. [Outro] Les pieds nus dans l’herbe humide, Le sommeil accroché à nos yeux. Le matin arrive, simple et fragile, Et pour une fois, tout semble heureux.