
Depuis Noël (Intro — parlé, presque murmuré) Depuis Noël… j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies. Une partie de moi est morte ce soir-là… Mais l’autre… l’autre refuse encore d’abandonner. ─── (Couplet 1) Avant Noël, j’croyais encore aux familles, Aux promesses qui tiennent, aux regards qui nous lient. J’avais construit ma vie avec mes mains, J’pensais connaître l’amour, j’pensais connaître les miens. Puis tout s’est écroulé sans prévenir, Une vérité trop lourde que j’pouvais pas retenir. La personne que j’aimais, mon propre sang dans la même histoire, Et d’un seul coup ma maison est devenue un territoire. J’ai perdu mes repères, j’ai perdu mon toit, J’ai perdu des gens que je pensais près de moi. On m’a regardé comme si j’étais le problème, Comme si tout ce que j’avais donné ne valait plus rien désormais. J’ai crié sans bruit, j’ai pleuré sans larmes, J’ai caché mes blessures derrière une fausse armure. Et quand tout le monde me disait : « sois fort », Personne ne voyait que j’étais déjà presque mort. ─── (Pré-refrain) Et puis il y a eu mon fils… La seule lumière au milieu du vide. Quand on m’a éloigné de lui, C’est une partie de mon cœur qu’on a arrachée. ─── (Refrain) Depuis Noël, j’compte les jours, Je compte les nuits, je compte les absences. Je cherche encore un peu d’amour Au milieu de toute cette violence. Depuis Noël, j’ai changé, J’ai vieilli de dix ans en quelques mois. On m’a pris tellement de choses… Mais mon fils, lui, vit toujours en moi. Même quand la nuit me dit d’abandonner, Même quand mon cœur n’arrive plus à respirer, J’me répète qu’un jour la vérité parlera, Et qu’un jour mon fils me regardera. (Couplet 2) On m’a parlé de moi comme si j’étais un monstre, On m’a prêté des gestes, des intentions qui me ressemblent pas. J’ai vu des portes se fermer devant moi, Et j’ai compris que parfois la vérité ne suffit pas. J’ai dû me défendre contre des mots, Contre des histoires qui devenaient plus grosses que moi. J’ai découvert qu’on peut être entouré Et pourtant mourir de solitude à l’intérieur de soi. J’ai connu les nuits sans sommeil, Les matins où t’as même plus envie d’ouvrir les yeux. Les questions qui tournent en boucle : « Pourquoi moi ? Pourquoi eux ? Pourquoi tout ça ? Pourquoi nous deux ? » Et puis les souvenirs reviennent sans prévenir, Un rire, une voix, un visage, un parfum. Des moments simples devenus impossibles, Des petits riens qui aujourd’hui valent de l’or. (Refrain) Depuis Noël, j’compte les jours, Je compte les nuits, je compte les absences. Je cherche encore un peu d’amour Au milieu de toute cette violence. Depuis Noël, j’ai changé, J’ai vieilli de dix ans en quelques mois. On m’a pris tellement de choses… Mais mon fils, lui, vit toujours en moi. Même quand la nuit me dit d’abandonner, Même quand mon cœur n’arrive plus à respirer, J’me répète qu’un jour la vérité parlera, Et qu’un jour mon fils me regardera. (Couplet 3 — montée émotionnelle) J’ai regardé le calendrier comme on regarde une tombe, Chaque journée sans lui faisait un peu plus d’ombre. Et le jour de Noël reste gravé dans ma tête, Une heure, un instant… depuis je cherche encore ma place. Sept mois à attendre un signe, Sept mois à parler à son absence. Sept mois à me demander Combien de temps un père peut survivre au silence. J’ai perdu une famille que je croyais éternelle, Mais j’ai découvert quelque chose au fond de moi : On peut tout te prendre, Ton amour, ton toit, tes certitudes, ta paix… Mais tant que ton cœur continue de battre, Il reste encore une bataille à livrer. Alors non… Je ne suis pas celui que tout le monde raconte. Je suis celui qui est tombé Et qui cherche encore la force de se relever. (Pont — presque chanté) J’ai voulu mourir à l’intérieur, J’ai voulu dormir pour ne plus avoir mal. Mais quelque part au fond de mon cœur, Il reste une voix qui me dit : « Papa… Ne baisse pas les bras. Même si tu ne me vois pas, Moi, je n’ai jamais cessé d’être là. » (Dernier refrain — plus puissant) Depuis Noël, j’compte les jours, Mais maintenant je compte aussi les forces. J’ai connu l’enfer de perdre ceux que j’aime, Mais j’refuse que cette histoire soit mon dernier chapitre. Depuis Noël, j’ai changé, Mais je ne suis pas mort avec eux. On m’a cassé, on m’a blessé, Mais je reconstruirai morceau par morceau. Et quand mon fils me regardera, Je veux qu’il voie encore son père. Pas un homme détruit par la haine, Mais un homme debout malgré l’hiver. Je ne sais pas combien de temps ça prendra, Je ne sais pas combien de larmes il faudra… Mais je me battrai jusqu’au bout. Parce qu’au milieu de tout ce qu’on m’a pris, Il me reste une chose qu’on ne pourra jamais m’enlever : L’amour que j’ai pour mon fils. (Outro — parlé) Depuis Noël… j’ai perdu beaucoup de choses. Mais je ne vais pas laisser ce qu’on m’a fait devenir ce que je suis. Je suis encore là. Et tant que je suis là… mon histoire n’est pas terminée.

