Aujourd'hui, sans carte en poche, sans montre ni direction... J'ai laissé le vent choisir le fil de mon horizon. Et les rues semblaient connaître... bien mieux mon nom que moi. Les façades me font signe de leurs vieux balcons fleuris, un vélo rêve en silence près d'un petit café gris. L'odeur chaude des baguettes me convainc de continuer, car certaines villes racontent sans jamais rien écrire. Je tourne au coin d'une rue... la mélodie change un peu. Les éclats d'un rire heureux sement des miettes sous mes yeux. Je me perds avec bonheur, quelle douce illusion. Je poursuis le son des rires comme on suit une chanson. Chaque rue me donne un nom, chaque pavé me répond, et je comprends qu'on se trouve... quand on accepte l'abandon. Un peintre assis sur le trottoir offre des couleurs au ciel, deux amoureux se disputent... pour s'embrasser de plus belle. Un vieux chapeau cherche une pièce, un violon cherche un regard, moi, je marche derrière l'écho de ces éclats de hasard. Peut-être qu'au petit matin je retrouverai mon chemin... Ou peut-être que je saurai qu'on voyage bien sans destin. Et ça me va... Dernier Refrain Je me perds avec bonheur, sans chercher d'explication. Je suis le fil des éclats comme un vieux chanteur de chansons. Si la chance me demande où je veux finir un jour... Je dirai : là où l'on rit... c'est toujours là que bat l'amour. Les rues ne se perdent jamais... Elles attendent seulement... Quelqu'un qui sache les écouter.