Ils ont dit que j’ai changé, Que la lumière m’a touchée. Un soir, le ciel s’est ouvert, Et j’ai brûlé sans me taire. Ma peau brille sous la pluie, Comme un secret qu’on oublie. Je vois leurs yeux détourner, Je suis belle, donc à éviter. Je suis née d’une comète, Tombée trop près de la fête. Mon cœur pulse en ultraviolet, Et personne n’ose me prêter la main. Je suis née d’une comète, Je danse, même si je m’arrête. Sous la lune je m’efface, Mais je garde la trace. Les miroirs ont peur de moi, Ils reflètent trop de froid. Les vitres fondent sous ma peau, Je suis lumière, pas cadeau. Ils murmurent quand je passe, Comme si j’étais menace. Mais dans ma fièvre, je sens, Que je brille en attendant. Je suis née d’une comète, Tombée trop près de la fête. Mon cœur pulse en ultraviolet, Et personne n’ose me prêter la main. Je suis née d’une comète, Je danse, même si je m’arrête. Sous la lune je m’efface, Mais je garde la trace. J’entends la mer dans les fréquences, Les étoiles dans le silence. Si je m’éteins, ce sera doux, Un peu de feu, un peu de vous. Je suis née d’une comète, Trop humaine pour la planète. Si je brille, c’est par défaut, Mais je reste debout dans le halo. Je suis née d’une comète, Et même seule, je suis fête. Dans l’ombre ou dans la glace, Je garde la trace.