
[la musique et la voix de narration change l'ambiance tantôt en récit fantastique, onirique, tantôt en épopée cinématographique de film sombre de pirates] les rames battent l'eau avec une énergie spectrale Orion attache une épée et un tromblon à sa ceinture de cuir usée Saturne lisse ses ailes de lune Le Pirate des Mondes ne vogue plus il est penché sur le flanc comme un grand oiseau blessé il tangue comme si un gouffre voulait l'avaler mais qu'il s'accrochait à la pierre qui l'avait stoppé là pour ne pas sombrer l'équipage s'escrime à panser sa blessure masses et burins, clous et planches centenaires le concert des marins résonne sur l'eau noire pendant ce temps le brouillard de la forêt prend forme [pause musicale : tambours guerriers et chant de combat chœurs de voix masculines de stentors] ( huuuuuuuuurlement huuuuuurlement tu déchiquèteras les mondes ô grand esprit légendaire, réceptacle de FENRIR le loup géant........) la chaloupe touche terre une odeur méphitique de cadavres brulés asphyxie les poumons de cet air saturé ils sont en manque d'air (rrrrrrr, tac taccytasss) des empreintes de loup gigantesque semble suivre tranquillement le tracé qu'ils suivent vers la forêt aucune présence pourtant aucun son non plus (rrrrrrr, tac taccytasss) le petit groupe avance en rang clairsemé Orion trébuche sur une racine qui s'est relevée juste au bon moment pour le faire tomber (rrrrrrr, tac taccytasss) la clé tombe de sa poche, le fidèle toutou se fixe et jappe les pattes posées dessus gardien de tout ce que son maitre possède il défend, il montre les dents à un tout petit être qui croyait s'en saisir tranquillement [pause musicale : tambours guerriers et chant de combat chœurs de voix masculines de stentors] ( huuuuuuuuurlement huuuuuurlement tu déchiquèteras les mondes ô grand esprit légendaire, réceptacle de FENRIR le loup géant........) la forêt murmure d'une voix que seul Orion comprends l’armée de ses fantômes disparait en fumée près d'un tertre de pierres de basalte, il y est inscrit une citation et gravée une carte, il les traduit. (tic tic tic tic, slaaap) "la perte d'un compagnon fidèle sera le prix à payer mais de cette souffrance tu sortiras grandit ou détruit jusqu'à que quelqu'un d'autre pour toi se sacrifie" [le chant reprend un peu plus glacé les esprits des fantômes se transforment en cris gutturaux sortis de gorges nouées] ( huuuuuuuuurlement huuuuuurlement tu déchiquèteras les mondes ô grand esprit légendaire, réceptacle de FENRIR le loup géant........) [pause presque explosive et musique de cornemuses et de violons grosses caisses et fifres, la voix de basse récite plus amplement tension narrative] saturne enfonce son bec et ses griffes en piqués et volte face désespérée jusqu'à déchiqueter la créature rapide mais pas encore assez qui avait réussit quand même a chaparder la clé, (rrrrrrr, tac taccytasss) le chien vient lécher ses blessures, on entend les fougères bruisser d'un énorme mouvement dans l'aire où Orion est entrain de traduire très, trop concentré. [voix féminine baryton un peu moqueuse, avec un accent du sud] « Orion, attention, le caniche géant est entrain de se solidifier, il est derrière toi, viiiiite pren une arme et ne le laisse pas te bouffer, crrrwouhacccccccck » SATURNE ravale la clé dans un hoquet stellaire "c'est quoi cette nouvelle blague de l'enfer?" Orion fait face au loup immense épée au clair FENRIR le regarde, lui, le corbeau, et le chien en souriant de tous ses crocs brillants (rrrrrrr, tac taccytasss) Saturne sautille volette en avant en arrière, croasse entre gros mots et excuses inintelligibles , on ne sait pas trop, heu là c'est quand même un poil impressionnant un son rauque sort du tombeau [pont: la musique et la voix de narration change l'ambiance en épopée cinématographique de film de pirates] le chien qui s'était approché en silence se tient prêt au coté de son maitre a sauter à n'importe quoi dont il pourra se saisir pour ne plus le lâcher. (rrrrrrr, tac taccytasss) "Calmez vous mes gaillards, quel que soient vos impressions, elles sont totalement fausses, on ne laisse pas un ami, Altaïr tiendra bon, et fermez donc vos gueules bande de prophètes mélomanes, c'est pas une chanson à la con qui va m'empêcher de mettre mon chaos, bien comme il faut, sur cette putain de terre!" le corbeau picore des vers qui essayent de s'enfuir dans la terre, il semble détaché totalement de ce qui est entrain de se passer. (rrrrrrr, tac taccytasss) l’aventure continue....

