
[Couplet 1] Il avait fière allure quand il entrait… Une présence qui imposait. Un homme droit que tout le monde regardait… Comme si rien ne pouvait changer. Mais quand l’alcool prenait sa place… Ce n’était plus le même visage. Sa voix changeait, son regard aussi… Et moi je ne savais plus… qui il était. [Pré-refrain] Il changeait sans prévenir… Je voyais tout se détruire. Et moi je restais là sans voix… À le voir devenir un autre à chaque fois. [Refrain] Double visage double enfer Double visage à l’envers Un ange dehors un monstre le soir Dans l’odeur sèche du Ricard Double visage double loi Lui qui détruit elle tient droit Et moi j’apprends à respirer Dans les ruines d’une vie éclatée [Couplet 2] Année quatre-vingt-un je me souviens bien… On a fui sans comprendre le lendemain. Ma mère qui serre nos petites mains… Ma sœur et moi perdus dans le soir. Mon grand-père faisait rempart… Entre ses cris et nos regards. La nuit coupée, le cœur en fuite… On a grandi dans la poursuite. [Pré-Refrain] Et chaque porte qu’on refermait… C’était lui qui nous retrouvait. [Refrain] Double visage double enfer Double visage à l’envers Un ange dehors un monstre le soir Dans l’odeur sèche du Ricard Double visage double loi Lui qui détruit elle tient droit Et moi j’apprends à respirer Dans les ruines d’une vie éclatée [Couplet 3] Un week-end sur deux on allait chez lui… Même quand on n’en avait pas envie. On faisait semblant que tout allait bien… Mais la peur restait là, tenue dans nos mains. Trop jeunes pour dire ce qu’on voulait… Alors on devait juste encaisser. Même quand elle se battait pour nous… On y retournait malgré tout… [Refrain final] Double visage double enfer Double visage à l’envers Un ange dehors un monstre le soir Dans l’odeur sèche du Ricard Double visage double loi Lui qui détruit elle tient droit Et moi j’apprends à respirer Dans les ruines d’une vie éclatée [Outro] De lui il me reste des traces… mais plus la peur. Des nuits qui collent à la peau… Des silences pleins de bruit… Même loin de lui ça restait là… Comme une ombre derrière mes pas. Mais avec le temps ça s’efface… Et je laisse tout ça derrière moi… J’ai grandi… et ça ne me tient plus. (Busayan présente Synaps Fantôme Connexion invisible, émotions réelles.)

