
La poussière colle à mon manteau Trois cents miles de terre rouge Ta lettre pliée contre ma peau Le papier tremble quand je bouge Le givre au col, le vent m'escorte Je compte les nuits sur ma selle Elle brûle sa lampe à sa porte Moi je brûle les étapes pour elle Le vent du nord porte ton nom J'entends ta voix dans le galop Tiens bon, tiens bon... J'arri-i-ive, même si la route est longue J'arri-i-ive, mon cheval mange le monde Garde la lampe, garde ta main J'arri-i-i-ive, je serai là demain La rivière a gonflé ses eaux J'ai traversé sans regarder Un fer perdu sur le plateau Deux heures au forgeron du comté La pluie redouble, le galop aussi Lui, l'mors aux dents - moi, ton nom aux lèvres Tiens bon, tiens bon... J'arri-i-ive, même si la route est longue J'arri-i-ive, mon cheval mange le monde Garde la lampe, garde ta main J'arri-i-i-ive, je serai là demain Si tu savais comme le temps pèse Quand chaque pas te rapproche à peine Mais un cheval, ça ment jamais Il accélère... l'air sent la neige (tiens bon, tiens bon...) J'arri-i-ive, et la route se fait courte Je vois les toits, la fumée, ta porte Lâche la lampe, ouvre tes mains J'arri-i-i-i-ive... c'est plus demain, c'est maintenant J'suis là.

