
Deux asymétries
La symétrie naît parfois Dans les ruines de nos élans. Après les tempêtes de voix Et les vertiges de l’instant, On apprend à regarder Cette harmonie qui nous fait peur, Comme un miroir mal ajusté Qui tremble au fond de nos erreurs. (Pré-refrain) Il serait si simple pourtant De croire aux formes évidentes. (Refrain) Mais moi, je crois aux lignes brisées, Aux deux asymétries croisées Qui se rencontrent dans le noir, Et inventent un nouvel espoir. (Couplet 2) Il y a dans les vieilles portes L’air alangui des souvenirs. Des expériences qui nous portent Et reviennent pour nous reconstruire Face à l’audace de ceux Qui traversent sans regarder. Il reste ces objets précieux; Qui refusent de s’effondrer. (Pré-refrain) Corrodés par les années, Ils apprennent à résister. (Refrain) Car moi, je crois aux lignes brisées Aux deux asymétries croisées Qui se rencontrent dans le noir, Et inventent un nouvel espoir. (Pont) Mes mots sont tordus par le temps Par des siècles de changements. Mais dans leur silence de bronze, Il reste une lueur qui gronde. Des choses perdues sur la route Que la poussière recouvre. Et moi, je marche dans le doute Vers la maison des mots qui s’ouvrent. (Refrain final) Oui, je crois aux lignes brisées Aux deux asymétries mêlées Qui se rejoignent quelque part Pour réapprendre à voir. (Outro) Je sens la route sous mes pas. La poussière et les combats, Et tout au bout de la nuit Le refuge fragile des écrits…


