
[Couplet 1] J’te vois près du dépanneur, le dos contre le vent, Les mains dans tes poches vides, le regard trop loin devant. Y’a des soirs où le monde passe comme si t’existais pas, Comme si la ville avait appris à détourner les bras. Moi j’ai connu les silences, la honte qui colle au cœur, La solitude qui te mange, sans faire de bruit, sans fureur. Pis là, j’me dis : “Assez… on n’laisse pas un humain geler,” Même si j’te connais pas, j’peux quand même te respecter. [Pré-refrain] J’te parle doucement, pas pour te juger, Juste pour t’dire vrai : t’as pas à t’excuser. [Refrain] Viens… juste un café dans le froid, Un lit pour la nuit, une douche, un peu d’paix sous un toit. Pas de questions qui frappent, pas de leçon dans ma voix, Juste quelqu’un qui t’voit… pis qui t’laisse pas là. Viens… reprendre ton souffle un instant, T’es pas un problème, t’es un vivant. [Couplet 2] On marche côte à côte, tu dis pas grand-chose au début, La rue t’a appris l’armure, à sourire quand t’es perdu. J’ouvre la porte tranquille, j’met la bouilloire à chanter, J’te donne un chandail propre, j’te laisse respirer. Y’a une serviette sur la chaise, de quoi manger un morceau, Pas besoin d’être fort ici, tu peux déposer ton fardeau. La solitude, c’est un monde, ça te parle comme un poison, Mais ce soir, dans la cuisine, t’es pas tout seul, mon chum. [Pré-refrain 2] J’te dois pas ton passé, t’me dois pas ton histoire, On s’doit juste un geste simple, une lumière dans le noir. [Refrain] Viens… juste un café dans le froid, Un lit pour la nuit, une douche, un peu d’paix sous un toit. Pas de questions qui frappent, pas de leçon dans ma voix, Juste quelqu’un qui t’voit… pis qui t’laisse pas là. Viens… reprendre ton souffle un instant, T’es pas un problème, t’es un vivant. [Pont] La ville est grande, mais des fois elle est petite dans les yeux, Quand tu tombes, y’a du monde qui regarde ailleurs, c’est cruel. Mais moi j’choisis l’inverse, j’choisis d’tendre la main, Pas pour jouer au sauveur… juste pour faire du bien. Un café, une paire de bas, un moment sans bataille, Des fois c’est ça, l’amour : une porte qui s’ouvre, pas des médailles. [Dernier refrain – plus fort / final] Viens… juste un café dans le froid, Un lit pour la nuit, une douche, un peu d’paix sous un toit. Pas de questions qui frappent, pas de leçon dans ma voix, Juste quelqu’un qui t’voit… pis qui t’laisse pas là. Viens… demain on verra ensemble, Ce que ça prend pour r’mettre ta vie d’aplomb, doucement. [Outro] Le café refroidit… mais pas la chaleur qu’on donne. Ce soir, j’te le promets… t’es pas personne.

