
[instrumental intro] la voracité des vagues les nuits de pleine lune à Port-Camargue la voracité des vagues et les promoteurs ont dynamité les dunes qui tenaient à mon coeur adieu les dunes blanches du Golfe du Lion le vent a chassé en silence nos rires d'enfant adieu les dunes blanches du Golfe du Lion piétinées comme un autel par des archi, des marchands [chorus] oh laissez-les, laissez-les doucement, faire un pas en arrière au gré des courants oh laissez-les, laissez-les doucement, noyer vos quais, vos bâtiments oh laissez-les, laissez-les doucement recouvrir le ciment les dunes blanches, les dunes blanches [post-chorus] oh laissez-les, laissez-les doucement laissez-les, laissez-les doucement faire repousser le temps [verse] elles regardaient de haut, la mer nous courrions sur leurs flancs à Carnon, au Grand Travers elles abritaient du vent comme des dinosaures pulvérisés qui ne vivent encore que sur quelques clichés les dunes que j'adore les dunes ont dégusté oyat, liseron, luzerne maritime que nous foulions en jouant du bonheur synonyme herbier fragile qui retenait le sable à deux pas de la Grande-Motte insatiable j'aimerais montrer à mes petits-enfants toute la beauté des dunes blanches où nous allions en quatre aile, le dimanche laissez-les se reformer naturellement ces sublimes sentinelles du temps, du temps [repeat chorus] les dunes blanches les dunes blanches

