
Orion s'apprête a ranger son épée, mais un craquement sourd venu des tréfonds de la terre s'amplifie dans la forêt se répand comme si d'un coup comme mue par une force étrange, les racines les branches, les fleurs, le sol voulaient avaler ceux qui se tiennent debout dessus sans avoir demandé son autorisation d'un coup de tranchant il brise les lianes qui enserrent ses bottes, d'un revers agile il stoppe dans sa course un ronciers plein d'épines qui lancé à une vitesse vertigineuse aurait transpercé son vieux chien qui se débat contre des branches basses un peu récalcitrantes son armée de fantômes accours un peu désorientée, lançant force mer de flammes et cornes et griffes dans la bataille, disloquant la mitraille de fruits à coques qui explosent en grenades fractales dans des fumées verdâtres et un acide nuage qui flétrit tout ce qu'il touche, Belzébuth en profite pour s'en tartiner une couche, ça fait bien 300 ans qu'il n'a pas vu l'ombre d'une douche aussi exquise, ça défonce, ça broie, ça déglingue, ça noirci, ça réduit en poussière, tant et plus qu'à la fin une gigantesque clairière tient en respect la nature en folie [voix de basse masculine, inquiète] "où sont passés cet idiot de corbeau et l'autre avatar de loup géant? ha toi tu es là mon brave sergent, alors montres moi voir, tu n'as rien de cassé, comment tu te sents?" [voix masculine un peu rigide et militaire, apeurée, déboussolée] "heu pas très bien je le crains, j'ai perdu mon ordinateur de navigation dernier modèle entre archimède et la nébuleuse d'orion, je crois que le capitaine voulait me zigouiller mais je ne sais quel hasard m'a mené là, merci d'avoir pris soin de moi en tout cas, je commençait a avoir la glotte un peu sèche avec leur laser coupe tête" Orion lève un sourcils, consulte la carte qu'il a recopiée sur le tertre avant cette folie et dit, ha ben évidemment c'est encore un coup de l'entropie, mais alors où est passé l'esprit de FIFI?

