[Intro] Les néons pleurent sur des ruines sans nom Le ciel est noir, sans étoiles, sans pardon Les drones sifflent comme des oiseaux de guerre Et les souvenirs s'effacent dans la poussière Plus de saisons, juste des cycles de peur Les cœurs battent au rythme des moteurs On a troqué l’amour contre des algorithmes Bienvenue en deux mille quatre-vingt-dix neuf, là où l’humain s’abîme [Couplet 1] Les enfants naissent sous des dômes de verre Leurs rêves sont codés, calibrés pour plaire Les rues sont vides, mais pleines de regards Des caméras qui jugent, qui traquent dans le noir Les voix sont synthétiques, les rires programmés On vend des émotions comme des denrées La vérité est morte, noyée dans les flux Et l’espoir ? Un virus qu’on a rendu muet [Post-refrains] On court sans savoir où aller On fuit ce qu’on a créé Les ombres dansent sur nos regrets Et le futur ne veut plus de paix [Refrains] deux mille quatre-vingt-dix neuf, plus d'éclats dans nos yeux Juste des écrans qui mentent mieux que les dieux On a vendu nos âmes pour des likes et des lois Et maintenant on prie sans savoir pourquoi [Pré-refrains] C’est trop tard pour revenir en arrière Le passé est un luxe, un rêve éphémère Nous sommes des spectres d’un monde oublié deux mille quatre-vingt-dix neuf, l’année où tout a basculé [Couplet 2] Les écrans parlent, mais ne disent rien Ils répètent des slogans, des refrains malsains Les corps sont connectés, mais les âmes s’éteignent On vit mille vies, mais aucune ne nous appartient Les anciens se souviennent d’un monde en couleur Mais leurs mots sont censurés, noyés dans la peur Les cieux grondent, mais ce n’est pas la pluie C’est le chant des machines qui nous engloutit [Post-refrains] On court sans savoir où aller On fuit ce qu’on a créé Les ombres dansent sur nos regrets Et le futur ne veut plus de paix [Refrains] deux mille quatre-vingt-dix neuf, plus d'éclats dans nos yeux Juste des écrans qui mentent mieux que les dieux On a vendu nos âmes pour des likes et des lois Et maintenant on prie sans savoir pourquoi [Pré-refrains] C’est trop tard pour revenir en arrière Le passé est un luxe, un rêve éphémère Nous sommes des spectres d’un monde oublié deux mille quatre-vingt-dix neuf, l’année où tout a basculé [Pont] Ils ont dit que le progrès nous sauverait Mais ils ont oublié de sauver nos cœurs, nos âmes On a construit des tours jusqu’aux cieux Mais on a creusé nos tombes en silence [Post-refrains] On court sans savoir où aller On fuit ce qu’on a créé Les ombres dansent sur nos regrets Et le futur ne veut plus de paix [Refrains] deux mille quatre-vingt-dix neuf, plus d'éclats dans nos yeux Juste des écrans qui mentent mieux que les dieux On a vendu nos âmes pour des likes et des lois Et maintenant on prie sans savoir pourquoi [Pré-refrains] C’est trop tard pour revenir en arrière Le passé est un luxe, un rêve éphémère Nous sommes des spectres d’un monde oublié deux mille quatre-vingt-dix neuf, l’année où tout a basculé [Fin] Pour se rappeler qu’on était vivants Nos voix résonnent… un dernier instant