
[Intro][acapella, soft] Je l’ai pensé Dans le silence d’une route connue, où le passé s’endormait entre deux arbres devenus flous. Je rentrais de ce qu’on appelait “chez nous” et dans la voiture, je t’écrivais déjà — sans papier, sans plume, juste le cœur en dictée. [synth waves enter, soft rythm with steel drums] [Couplet 1] Maintenant j’suis là, face à l’écran, et plus rien ne vient. Comme si les mots s’étaient tus par pudeur, ou par fatigue. Mais c’est faux. C’est toi, c’est toujours à toi que je parle. Toi, grâce à qui j’ai appris à m’habiter. Pas une maison — une âme. La mienne. Tu m’as appris à me regarder sans détour, à aimer les silences qu’on partageait sans honte, à être digne… d’être aimée. [cello joins the instruments] [Couplet 2] Alors pourquoi c’est si dur ? Pourquoi ce départ me déchire ? Ce n’est qu’un toit, qu’un bout de rue… Mais c’était là qu’on avait planté les graines de nous. Et maintenant ça se vend, ça s’en va. Comme si on effaçait nos empreintes à coups de clés qu’on rend. [Pont][emotive] J’veux pas refermer le livre mais j’veux pas t’épingler dans mes dérives. Tu sais, mon cœur boite, il tangue, il pleure parfois sans bruit. Il a trop demandé, trop plié — et toi, t’as trop donné. [instrumental solo][uplifting] (.....) (.....) [Couplet 3] Je crois pas aux astres, ni aux chaînes invisibles, mais depuis que j’suis partie tout s’effondre, tout grince. Comme si l’Univers me soufflait à l’oreille : "Tu t’es trompée ma belle. Reviens sur tes pas, là où t’avais chaud." Et j’le sais, au fond. J’le sais que j’t’ai menti ce soir-là, quand j’ai dit “j’t’aime plus”. C’était pas vrai. C’était de l’amour égratigné, du respect qui cherchait son souffle. C’était moi, perdue dans les attentes et les silences trop longs. [Refrain] J’ai pas cessé de t’aimer, j’ai juste cessé d’y croire. Et c’est pas pareil. [instrumental interlude][piano and cello] (...) [Couplet 4] Et puis, j’ai essayé d'aimer autrement, ailleurs, avec des bras pour m’entourer quand je m’endormais. Mais j’ai jamais cessé d’avoir besoin de toi — de ta présence, de ton regard qui me recoud. [Outro] Et maintenant tu t’en vas, plus loin. Peut-être pour de bon. Et j’ai peur, pas du vide, mais de n’plus savoir où te garder. Tu sera toujours “mon amour”, Même dans le silence tu l’es et “mon ami” tu l’as toujours été. mais t’es là, partout où j’ai su vivre. Mais si tu pars j’ai peur que tu n’existes plus dans ma réalité Alors j’me soigne, j’me tais, j’avale des silences en gélule, j’enduis mes plaies de rien, et je souris quand j’te croise. Mais je t’ai pas tout dit. Je t’ai pas dit la vérité. Et c’est pour ça que je l'écris. [instruments fading out] (....) {end}

