
[Couplet 1] Elle se lève chaque matin, Toujours un peu avant l’aurore. Elle prépare la maison comme un instinct, Et personne ne voit qu’elle s’endort encore. Elle sourit juste assez pour que tout tienne, Elle respire entre deux obligations. Elle vit une vie qui semble la sienne… Mais qui ne porte plus son prénom. [Refrain] Et moi je la vois, Même quand elle baisse les yeux. Elle croit qu’elle doit rester là, Parce qu’on lui a dit “c’est mieux”. Elle oublie qu’elle peut choisir, Qu’elle n’est pas faite pour se taire. Elle pense qu’elle doit s’unir à l’avenir… Mais moi je vois la lumière. [Couplet 2] Elle rit parfois, mais jamais longtemps, Comme un éclat qui s’échappe trop vite. Elle cache son cœur derrière le temps, Pour que rien ne déborde, rien n’habite. Elle se dit que le calme vaut mieux que le vide, Que le silence protège les enfants. Mais dans ses yeux passent des choses liquides Que personne ne regarde vraiment. [Refrain] Et moi je la vois, Même quand elle baisse les yeux. Elle croit qu’elle doit rester là, Parce qu’on lui a dit “c’est mieux”. Elle oublie qu’elle peut choisir, Qu’elle n’est pas née pour se taire. Elle pense qu’elle doit suivre la ligne… Mais moi je vois la lumière. [Pont – doux, pas dramatique] Ce n’est pas simple d’aimer, Ce n’est pas facile de tenir tout seule. Ce n’est pas lâche d’hésiter. Elle travaille, elle porte la maison, elle élève les enfants sans jamais tomber. Elle fait le rôle de deux personnes, sans demander qu’on la remercie. Elle reste parce qu’on lui a appris que partir, c’était faire du mal, que penser à elle, c’était penser de travers. Elle ne sait même plus qu’elle est forte… alors qu’elle tient un monde entier avec ses deux mains. [Refrain final] Et moi je la vois, Comme personne ne l’a vue. Elle cherche un souffle, un endroit, Pour redevenir un peu plus elle. Elle pense qu’elle n’a pas le choix… Mais moi je vois la lumière.

