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Dernière chanson

V6

@Ombaliz / Michel Laks / Tous Droits Réservés] ©Ombaliz - 2026 Un hommage à toi, une amie qui se reconnaitra, ravi de t'avoir accompagnée pour écrire les paroles de tes chansons. Comprendre tes émotions, tes retraits m'a beaucoup appris, tes doutes... tes fous rires où je lisais de la tristesse. Ben, c'est comme ça et on fait avec... Celle-ci , tu ne la chanteras pas, pas encore . Cela faisait longtemps, que je n'avais pas créé. Elle est pour toi. R. Reviens... Si tu veux la chanter avec ta voix dans les rues, c'est offert. Profite. Viens… Viens… Mais laisse-moi finir ces quelques mots. Il reste quelqu’un, tout là-haut, Qui n’a peut-être que ma voix Pour se sentir moins seul que moi. Viens, mais ne viens pas quand je serai seule, Sans un visage où retenir mes yeux. J’ai tant chanté pour que personne ne veuille Entendre un peu de silence au milieu. Moi qui savais sourire à la lumière, Même les soirs où je tenais à peine, Laisse-moi voir, au fond de la dernière, Une main qui se lève et me retienne. Il y a ceux qui partent auprès d’une fenêtre, Avec un peu de ciel posé sur les genoux. Moi, j’ai passé ma vie à vouloir vous connaître, À vous dire « je t’aime » en vous appelant « vous ». Moi, je veux mourir sur scène, Mais laisse-moi vivre avant, Entendre une salle entière Respirer quelques instants. Que ma voix se brise un peu, Que quelqu’un chante à ma place. Je saurai, fermant les yeux, Que tout de moi ne s’efface. Moi, je veux mourir sur scène, Dans ce tremblement si doux : Quand ma voix n’est plus la mienne, Quand elle appartient à vous. Viens, mais ne viens pas quand je serai seule, Quand les bouquets ne sentent déjà plus rien, Quand on défait ma robe sur une chaise, Quand le miroir me rend tous mes chagrins. Tu sais le nom de ceux qui me manquent, Leurs sièges vides au milieu des vivants. Chaque soir, avant que la salle ne chante, C’est eux que je cherche au premier rang. J’ai reçu tant de fleurs que mes bras en débordent, Mais les fleurs ne vous prennent jamais dans leurs bras. Et quand tous les bravos se taisent et s’endorment, Il reste une femme qui ne s’applaudit pas. Moi, je veux mourir sur scène, Mais laisse-moi vivre avant, Entendre une salle entière Respirer quelques instants. Que ma voix se brise un peu, Que quelqu’un chante à ma place. Je saurai, fermant les yeux, Que tout de moi ne s’efface. Moi, je veux mourir sur scène, Dans ce tremblement si doux : Quand ma voix n’est plus la mienne, Quand elle appartient à vous. Et si j’oublie soudain la suite, Ne baissez pas les yeux. J’aurai peut-être, juste une minute, Quelqu’un à retrouver parmi vous. Ne dites pas : « Elle était forte. » Vous ne saviez pas tout. Dites : « Elle avait peur, parfois, Et elle chantait avec nous. » Moi, je veux mourir sur scène, Mais ce soir, je veux rester. J’ai tant de choses encore à dire, Tant de visages à regarder. Laissez les lumières ouvertes, Laissez-moi vous voir enfin. Toute ma vie, dans cette pénombre, Vous étiez là. Je le sais bien. Et si ma voix vous accompagne Un soir où vous tiendrez à peine, Chantez-la sans vous demander Si vous la chantez assez bien. Viens… Mais attends encore un peu. Ils chantent. Et je voudrais… Les entendre jusqu’au bout.