Je suis le ménestrel de la Sainte Flanelle, Je chante les soirs de givre et de lumière, Quand la glace craque sous l’appel des fidèles Et que l’histoire se relève de la poussière. J’ai vu des chevaliers tomber puis renaître, Le cœur cabossé mais le regard droit, Sous l’armure des Habs, le courage d’être Encore debout quand tremble la foi. Sept points magiques sur un total de huit Constituent une raison de sourire à la vie Pas de raison de fuite et de fermeture comme une huitre Célébrons ce trésor neuvellement acquis Refrain Ô Sainte Flanelle, manteau des braves, Tu flottes au vent des hivers anciens, Dans chaque pli dorment nos combats, Dans chaque fil bat le cœur montréalais. Dans les forêts où grondent les Wild, J’ai suivi les pas dans la neige épaisse, Entre la peur, la bête et l’exil, Nos couleurs n’ont jamais baissé pavillon Quand l’alchimiste panse les blessures, À la torche d’or, dans la crypte du temps, Je chante pour sceller la cicatrice pure Et rappeler aux morts qu’ils sont bien vivants. Refrain Ô Sainte Flanelle, bannière sacrée, Ni la nuit ni l’oubli ne t’emportent, Tu es serment cousu à la peau, Une ville entière dans un seul sort. Et quand le Sage des Après-parties Scrute l’avenir dans sa boule de cristal, Il voit briller, au-delà des nuits, Des lendemains fiers et loyaux. Je suis le ménestrel, je garde la flamme, Je prête ma voix aux pas des héros, Car tant qu’un enfant rêve devant la glace, La Sainte Flanelle ne tombera pas.