On y danse tout en rond, sur le pont d’Avignon, Les gens qui s’aiment font aussi comme ça. Mais parfois, c’est la haine qui s’installe sans raison, Chez ceux qui se sont trop aimés, trop bas. [Couplet 2] La chaise est là, devant moi, Complètement inutile, et pourtant je la vois. Tu peux me dire l’heure, juste pour que je sache, Que j’existe encore, quelque part dans l’orage. [Refrain] J’aime les objets, tant qu’ils ne m’aiment pas, Je parle pour vivre, pour pas tomber en bas. Si je ne comprends pas ce que je raconte, C’est que parler, parfois, ça sauve du vide et du monde. [Pont] Qu’est-ce qu’on dirait à soi-même, Dans la folie de la vérité ? Le ciel s’éclaire, la pluie s’éteint, Et je me tiens là, flou, mais vivant enfin. [Refrain final] J’aime les objets, tant qu’ils ne m’aiment pas, Je parle pour vivre, pour ne pas m’enfuir de moi. Et quand la chaise me regarde, J e crois qu’elle sait tout ce que je garde. [Coda] Une chose est sûre, L’avenir m’appartient… Tant que je suis en vie...



