Leyla… 
Tu marches comme si la lumière te suivait.
 Chaque pas change la couleur du monde,
 comme un secret qui respire,
comme une vérité qui hésite avant de se révéler. Ton regard…
c’est un prisme.
 On y voit danser des éclats de joie,
 des doutes transparents,
 et cette force douce
 qui ne dit jamais son nom. [Pré-Refrain] On te regarde et le réel vacille.
 Parce qu’avec toi, tout devient mobile : 
le calme, le chaos,
la beauté qui s’allume,
 comme un caméléon céleste
 qui choisirait son ciel. [Refrain] Leyla,
 tu portes en toi le tremblement du monde,
 les teintes qu’on ne voit qu’en rêve,
 la lumière qui hésite entre fuir et embrasser.
 On attend, prisonniers volontaires
 de ton charme irisé.
 Dis…
 tu nous libèreras un jour ?
 Ou faut-il tomber à genoux 
pour mériter un fragment de toi ?
 Tu n’aimeras qu’un seul cœur.
 Jamais deux. [Pont] Tu glisses
 entre le visible et l’imaginaire,
 entre l’humain et l’infime,
 comme si chaque battement en toi 
invitait le monde à se recolorer. Et nous,
 on reste là à guetter le changement,
 espérant être la nuance
 que tu choisis aujourd’hui. [Post-Refrain – murmuré, très doux] Alors on attend,
 sans savoir si c’est toi
 qui change… 
ou nous.