
Le vent du large appelle nos frères, La mer rugit sous les vieux pavillons, Nos grands navires quittent la terre, Le cœur battant comme des canons. De Brest aux vagues de l’Amérique, Nos mâts se dressent dans le matin, La flotte avance, fière et magnifique, Vers le combat, vers le destin ! Hé ho ! Marins, hissez les voiles ! Chantez plus fort dans la tempête ! La France brille sous les étoiles, La victoire danse sur nos têtes ! Hé ho ! Frères, frappez les ponts ! Que résonnent les vieux tambours ! Sur la mer, nos noms vivront, Dans le grand chant des matelots ! Les canons grondent sur l’eau profonde, La fumée monte dans le ciel bleu, Face à l’ennemi venu du monde, Nous tenons ferme, courageux. Le pavillon flotte dans la bataille, Le vent emporte nos cris vainqueurs, Chaque marin, chaque homme de taille, Porte l’honneur dans son cœur. Hé ho ! Marins, hissez les voiles ! Chantez plus fort dans la tempête ! La France brille sous les étoiles, La victoire danse sur nos têtes ! Hé ho ! Frères, frappez les ponts ! Que résonnent les vieux tambours ! Sur la mer, nos noms vivront, Dans le grand chant des matelots ! — Qui a dompté les flots lointains ? — Les marins de France, les marins ! — Qui a tenu face aux éclairs ? — Nos vieux navires sur la mer ! — Qui fera trembler l’océan ? — Nos chants puissants, nos cœurs battants ! Quand viendra le soir sur les rivages, Quand les étoiles veilleront sur nous, On racontera notre voyage, Nos mers gagnées, nos rêves fous. Car dans les ports et dans les tavernes, Les voix s’élèvent jusqu’au matin, La gloire passe, mais elle gouverne Les souvenirs des vieux marins. Hé ho ! Marins, hissez les voiles ! Que toute la mer entende nos chants ! La France écrit parmi les étoiles Le nom des braves combattants ! Hé ho ! Frères, frappez les ponts ! Que vive encore notre mémoire ! Sur les océans nous chanterons Les grandes vagues de la victoire !

