
Nous étions jeunes, le monde à portée de main Anneau d’argent, plage, été indien Nos rires coulaient jusqu’au matin L’avenir brillait dans nos refrains Cafés fumants, dimanches de pluie Ta main dans la mienne, rien ne s’oublie Des plans gravés pour l’éternité Ton nom près du mien à jamais lié Après le crash, plus de serment Après le crash, juste le néant Après le crash, le temps s’enfuit La vie continue, mais sans toi ici Un appel brisa ma journée Une voix cassée sans m’expliquer L’autoroute fuit sous mes roues Sirènes hurlant devant moi Coincé là, le souffle court L’ambulance filait vers le même endroit Couloirs blancs et chaises glacées Les secondes sombraient dans mes prières étouffées Le regard du médecin, je savais déjà Avant ses mots : « Elle ne reviendra pas » Après le crash, plus de serment Après le crash, juste le néant Après le crash, le temps s’enfuit La vie continue, mais sans toi ici Costumes noirs sous un ciel figé Des fleurs posées sans un mot échangé La porte s’ouvre dans l’appartement Ton côté vide désormais le néant Des canettes vides près du lit Des fantômes qui hantent mes nuits Sans sommeil, les images reviennent Les phares déchirent encore mes veines Le matin vient sans délivrance Seulement l’habitude du silence Après le crash, plus de serment Après le crash, juste le néant Après le crash, le temps s’enfuit La vie continue, mais sans toi ici Les mois passent puis recommencent Réapprendre les mots, vos présences Sourire avec un visage emprunté Tenir debout sans vaciller Respirer sans manquer d’air Marcher seul dans nos rues d’hier Je vis, je joue encore mon rôle Mais ton écho me tient par l’épaule Je ne saurais jamais vraiment Si notre amour aurait tenu avec le temps Mais Après le crash, plus de serment Après le crash, juste le néant Après le crash, le temps s’enfuit La vie continue, mais sans toi ici Après le crash, plus de serment Après le crash, je l’avoue vraiment Après le crash, je choisis chaque rêve où tu revis

