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🇫🇷 L'enfant d'hier

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[@Ombaliz / Michel Laks / Tous Droits Réservés] ©Ombaliz - 2025 This song is about our ability to retain our childlike spirit. Cette chanson parle de notre capacité à conserver notre âme d'enfant. ----------------------------------------------------------------------------------------------------- Tu sais… On m’a soufflé qu’il fallait mûrir, qu’il convenait d’étouffer les élans, de troquer les songes contre un avenir, et de taire l’enfant trop présent. Mais moi… j'crois qu’il demeure en nous des royaumes insoumis, où les étoiles refusent la nuit. Je me rappelle l’enfant qui parlait aux nuées, qui voyait dans le nuage des formes insensées, qui croyait qu’un mot pouvait panser les plaies, et qu’un regard sauvait les âmes embuées. Je me rappelle mes genoux râpés d'saignance, les soirs dorés d’innocence et d’errance, et la voix douce d’une mère éreintée, me disant : « Garde ton cœur désarmé. » Je veux garder la pluie comme un baptême, le sel des larmes comme un poème, j'veux que mes doutes soient des lanternes, et mes blessures des portes ouvertes. Je veux marcher vers demain sans armure, avec mes rêves pour seule mesure, que ma tendresse soit ma bannière, et ma vérité, ma lumière. J'vois les grands aux sourires de porcelaine, leurs regards ternis par l’ombre des chaînes, ils parlent d’amour avec des mots figés, et vivent à crédit leurs vérités. Moi, j’aime les routes qui bifurquent, les âmes qui tremblent, les voix qui s’usent, j’aime le désordre, l’éclat, la brisure, C’est là que réside la brûlure pure. Je veux garder la flamme sous la cendre, ce feu têtu que nul ne peut fendre, je veux l’enfance comme un serment, un souffle nu contre le temps. Je veux que chaque pas m’invite encore à m’émerveiller des choses qui entorsent, et retrouver dans la poussière le goût du vrai, l’odeur de la terre. J’ai vu des pères ployer sans mot, des mères prier sans plus d’écho, et des enfants ranger leurs ailes dans des valises trop officielles. Alors, s’il faut choisir entre l’oubli et la déraison, je garde l’enfant comme horizon. Je garde au fond de moi ce cœur ancien, qui s’étonne encor du matin, qui croit qu’aimer n’est pas chimère, et qu’un regard peut refaire la Terre. Je veux vivre encore dans la lumière, fût-elle brève, fût-elle amère, porter l’enfant que j’étais hier… et qu’en secret, je demeure, sur Terre.