
Sous les lustres d’acier, je glisse, horloge vivante au cœur d’un songe d’engrenages. Ma robe étincelle de rouages invisibles, et chaque pas résonne comme une prière mécanique. Autour de moi, les masques d’ivoire s’inclinent, leurs yeux sont miroirs où dansent les néons figés. Je ne suis qu’un fragment d’horlogerie, mais ce soir, je respire l’éternité programmée. Le clavecin d’acier bat comme un cœur ancien, des violons électriques filent des éclairs d’or, et je m’abandonne à cette valse inhumaine où la grâce n’est qu’un mécanisme de lumière.

