Danault, Danault, Danault ? Danault, Danault, Danault ? Pas avant mardi. Oui, mais il a signé le contrat, il s’en revient tout de même. Pas avant mardi que j’te dis. Dans le cercle, la glace doit chuchoter. Pas du tout, c’est juste toi qui ronchonnes. Les bandes respirent en bleu-blanc. Les bandes respirent rien, c’est toi qui transpires tout seul. Dans un certain sens, le temps joue en désavantage numérique pour toi. Danault ? Pas avant mardi. Il faut qu’il déménage ses pénates. Danault, Danault, Danault… Centre fantôme, passe invisible. Tu dramatises. Oui, mais il aura vieilli. Il ne sera plus capable d’effacer les lignes ennemies. Alors pourquoi tu comprimes en dedans si en dedans, déjà, tu déprimes ? Comme on gomme un cauchemar de séries. Oui, mais Danault, c’est bien lui. Oui. C’est lui. Le filet attend, patient. Ouais, le filet attend, lui. Montembeault rêve encore quelque part. Et la foule murmure à l’unisson : reviens nous calmer le jeu. Danault, Danault, Danault ? Il a trente-deux ans, lui. Trente-deux ans. Immunisé contre les stressés parmi les fans de Montréal. Ne change pas de sujet. Regarde-moi. Réponds-moi sérieux sur Danault.