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De Puttaparthi à Dharmavaram

V5

Puttaparti se tait — Baba est parti, et le manteau blanc du service est offert à une autre famille. Même le matelas, la couverture, le thé — tout est laissé derrière. Il marche lentement, affaibli, mais le cœur encore plein. Il est de type Vata — air et éther, et le corps réclame chaleur, fluides, racines. Le vendeur de thé lui a dit : bois l’eau des noix de coco, car la chaleur emporte les sels, et la faiblesse s’installe. Il porte ses sacs comme des ancres, et Sasha et Victor l’aident jusqu’à la gare routière. Le bus est une boîte soudée, rouillée, le chauffeur joue avec les phares et les cris. La route tremble, les virages sont des prières, et les passagers — des grains dans un sac. Ils tombent dans les buissons, les bagages volent, mais le moteur revient à la vie — et le voyage continue. C’est un rite de passage, un chaos sacré. À Dharmavaram, il attend le train, trop lourd pour explorer, il reste sur le quai. Un policier l’approche — regard dur, questions sèches. D’où viens-tu ? Où vas-tu ? (Pourquoi seul ?) Il sent le soupçon, l’inconfort, l’ombre. Un homme s’approche, inconnu mais paisible, il parle au policier : “C’est mon ami.” Ils vont au comptoir, commandent du café, et guidé par une voix intérieure, il paie pour deux. Le café est amer, mais la présence — douce. Le policier revient, accompagné de curieux, et l’homme répète : “Il a servi au musée de Baba.” Il sort les livres, montre les photos, et soudain, il n’est plus un étranger avec des sacs, mais un sevadal — un serviteur, un témoin. Les regards changent, les épaules se détendent, seul le policier continue à marcher, bâton en main. Le train arrive — des dizaines de wagons, où s’arrêtera le sien ? Aura-t-il le temps ? L’homme prend un sac, regarde le billet, et les guide jusqu’à la bonne porte. Il revient, regarde, et dit doucement : “Je suis le chef de gare.” Ils se serrent la main, le train démarre, et ils se quittent — comme des frères inconnus, unis par un instant de vérité.