
Enfeu sur la dalle du siècle
Je ne sais pas comment vous expliquer cette sensation de réseautage, de channeling, de mise en commun que je ressens entre mes émotions et celles des gens qui m'entourent, ceux et celles que je croise. Une espèce d'occurrence, des réseaux hybrides, des couleurs de l'âme, des variantes du spectre de la lumière tout autour de vous, et des sons qui m'entourent. C'est comme marcher à la lisière d'un boisé au printemps, épris de la beauté du soleil sur les plaques de neige, charmé par la tignasse des arbres chargés de bourgeons. Chaque saison de ma vie les contient toutes : pour chaque inclinaison de la Terre en fonction du soleil, pour chaque passage de temps infiniment divisible qui fait qu'une seule seconde contient toute l’éternité. Je suis un prisme épris de vie. Tout ce qui vibre en moi vibre en chacun de nous, interconnectés, hémisphériques, comme le souffle béni du vent devient cette grande voix planétaire qui siffle entre les branches de l'arbre de vie.

