
(Couplet 1 - Parlé chanté, sombre) Dans l’couloir d’l’hôpital, y’a des ombres qui passent, Des blouses blanches, des regards, des visages en glace. Et moi, papa, j’suis là, assis comme un naufragé, Dans cette mer de silence, où tout semble figé. Dis-moi pourquoi, papa, pourquoi elle est plus là ? Pourquoi l’attente est si lourde quand je pense à ses bras ? (Refrain - Intensité croissante) Oh, maman, j’t’appelle, j’t’attends dans la nuit, Ton sourire, ta chaleur, qu’on me rend enfin la vie ! Oh, maman, réponds-moi, j’ai froid dans ce brouillard, Et mon cœur, il chavire, comme un bateau dans le noir. (Couplet 2 - Plus intense) Y’a des bruits, des murmures, des portes qui grincent, Et l’temps s’étire, cruel, comme une corde qui pince. Papa me serre la main, mais moi, je veux plus rien, Juste sa voix qui résonne, qui me dit que tout ira bien. Pourquoi, papa, j’ai peur, dans ce foutu couloir ? Pourquoi son absence, c’est comme un trou noir ? (Refrain - Plus rapide, plus dramatique) Oh, maman, reviens-moi, brise ce silence lourd, Oh, maman, serre-moi fort, dis que c’est pas un détour. Oh, maman, entends-moi, mes larmes sont des appels, Et je hurle ton prénom, comme un fou contre le ciel. (Pont instrumental - Cuivres et cordes, crescendo déchirant) (Couplet final - Explosif, désespéré) Et soudain, elle arrive, comme une étoile dans la brume, Sa silhouette, son sourire, déchirent toute la brume. Elle est là, maman, avec toi, papa, Et le poids de l’attente s’effondre dans mes bras. Je pleure, je ris, je m’accroche à ses pas, Avec vous, papa, maman, je n’ai plus froid… (Outro - Parlé chanté, apaisé mais intense) Dis-moi pourquoi, papa, la vie fait si mal, Et pourtant, quand elle est là, tout semble si normal. Avec vous deux, je tiens debout, même sous les vents, Parce qu’à trois, c’est plus fort, plus beau que le temps.

