
Catharsis
J’écris pas des chansons, j’ouvre des cicatrices, Chaque mot.. un pansement, chaque rime.. un sacrifice. J’crache des pensées que j’ose pas dire tout haut, Alors j’les emballe dans des silences bien trop beaux. Y’en a qui disent : "Frère, t’écris bien, c'est fou comment ça m'touche." Mais chaque texte que j’écris, c’est une veine que j’ouvre. J’me cache pas derrière des histoires qu’on s’invente, J’dépose mon mal sans qu’personne n'approuve. Je marque ma peine sur des portées trop étroites, Et j’la fais chanter, même quand elle m’écrase. Ma feuille c’est l’miroir, ma plume c’est l’couteau, J’suis un livre ouvert qu’on lit sans lire entre les maux. J’écris pour pas hurler, j’écris pour pas sombrer, Pour mettre de l’ordre dans les orages enchaînés. C’est pas pour faire genre, ni pour me la raconter. C’est juste des cris que j’ose jamais crier. J’suis pas poète, j’suis pas prophète, Juste un mec qui crie ses tempêtes dans la tête. Quand on m’applaudit, j’sais pas comment sourire, J’veux juste dire : "Merci, mais j’voulais pas vous séduire." J’connais par cœur le goût des nuits sans sommeil, Où l’seul dialogue, c’est ma peur contre mon oreiller. J'ai pas fait la paix avec mes failles dans des couplets, Mais parfois j’me demande si j’écris pour pas tomber. J’fais pas semblant, j’fais pas d’cinéma, C’que j’pose sur papier, c’est c’que j’cache derrière la voix. Chaque phrase que tu kiffes, c’est un mal que j’traîne, Un secret tatoué dans l’encre de ma peine. Et toi tu m’dis que j’ai l’don pour toucher l’âme, Moi j’voulais juste éteindre les flammes. J’me soigne en vers, j’me confesse en prose, J’plante mes douleurs dans les notes, puis j’les arrose. J’écris sans filtre, même si j’me vide à chaque rime, J’préfère ça qu’un silence qui m’déprime. J’veux pas des fleurs parce que j’ai survécu, Juste qu’on comprenne que j’ai saigné pour être entendu. J’écris pour pas hurler, j’écris pour pas sombrer, Pour mettre de l’ordre dans les orages enchaînés. C’est pas pour faire genre, ni pour me la raconter. C’est juste des cris que j’ose jamais crier. J’suis pas poète, j’suis pas prophète, Juste un mec qui crie ses tempêtes dans la tête. Alors quand tu m’dis : "Frère, ton texte m’a sauvé…", Sache que j’étais en train d’me noyer. C’est pas des mots. C’est mon sang. Pose ta main sur la page, T’entendras mon cœur dedans.


