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Gabriel - Down to New Orleans

V5.5

[Intro – instrumental - Fast-tempo blues rock rooted in delta grit. Slide steel guitar opens with greasy bends. Harmonica answers in ragged, dusty phrases. Banjo picks a dry, relentless pulse. Hammond organ swells underneath. Electric guitar snarls] [Couplet 1] Il a levé l’ancre à Greenville, le brouillard collé aux os, Son bateau crache sa fumée, noir comme un corbeau. Le fleuve grogne sous la coque, les barges hurlent en bas, Le whisky chauffe son sang, la nuit sent la suie et le tabac. Les femmes ont dit “Capitaine, t’es qu’un chien de vapeur”, Il a le Mississippi dans le cœur et le diable comme chauffeur. [Pré-Refrain] La roue tourne, l’eau brûle sous la lune sale, Il descend vers le sud, vers l’enfer ou le carnaval. [Refrain] Oh Mississippi, take him to the sea. Oh Mississippi, drag his debts and prayers with me. oh Mississippi, The wind turns black, the mud won’t let go. oh Mississippi, Ghosts keep singing down below. Oh Mississippi, oh Mississippi, rolling deep and slow. It all runs down — to New Orleans. [Couplet 2] À Vicksburg il a laissé une fille au regard rouillé, Elle lui a dit “Reviens vivant”, il a juste hoché. Les gars sur le pont gueulent, les chaudières crachent fort, Le fleuve avale leurs cris, et recrache leurs sorts. Un joueur de banjo gratte, le feu dans les yeux, Il lui a dit “Fais chanter l’enfer, qu’il m’écoute un peu.” [Interlude 1 – instrumental - Slide guitar screams higher. Harmonica cuts sharp and dry. Banjo tightens the groove. Organ swells thicker, darker.] [Couplet 3] Natchez dort dans sa brume, les crocs des chiens au loin, Des vieux noirs jouent du bottleneck, pieds nus sur le coin. Il jette l’ancre pour une heure, avale un shot de plus, La mort lui sourit, elle a des lèvres de blues. Le courant l’appelle, il ne peut pas rester là, L’aube saigne au-dessus, rouge comme ses doigts. [Pré-Refrain] Le vent charrie des chants, des cris et des péchés, Il descend vers Bâton-Rouge, où le ciel est tordu de fierté. [Refrain] Oh Mississippi, take him to the sea. Oh Mississippi, drag his debts and prayers with me. oh Mississippi, The wind turns black, the mud won’t let go. oh Mississippi, Ghosts keep singing down below. Oh Mississippi, oh Mississippi, rolling deep and slow. It all runs down — to New Orleans. [Couplet 4] À Bâton-Rouge, il a perdu deux hommes dans la nuit, Le fleuve les a pris, sans mot, sans bruit. Il a bu pour eux, il a bu trop, Et l’eau riait, l’eau riait dans son dos. Le moteur tousse, le bois gémit, Mais le Sud le veut, et lui y va, maudit. [Interlude 2 – instrumental - Heavy groove drops. Banjo and kick drum lock in. Slide guitar bends low and dirty. Organ drones like a storm rolling in.] [Couplet 5] Le ciel s’ouvre enfin sur les toits dorés, Les cuivres de la ville font trembler ses pieds. Les filles dansent sur les quais, robes fendues, Et lui descend, sale et perdu. Les cloches sonnent, la vapeur s’éteint, Il sent la fin dans son verre de vin. [Pré-Refrain] Le fleuve se tait, mais il entend son rire, Il l’a mené ici, juste pour le voir mourir. [Refrain] Oh Mississippi, take him to the sea. Oh Mississippi, drag his debts and prayers with me. oh Mississippi, The wind turns black, the mud won’t let go. oh Mississippi, Ghosts keep singing down below. Oh Mississippi, oh Mississippi, rolling deep and slow. It all runs down — to New Orleans. [Interlude 3 – instrumental / outro build - Everything rises. Harmonica wails long and broken. Slide guitar cries like metal in pain. Organ floods the mix. The rhythm pounds like a train. Then—cut.] [Couplet 6 (final)] Sur le quai, il fume son dernier cigarillo, Les gamins rient, les putes jouent du piano. Le bateau s’endort, son ventre chaud, Lui est vide, il n’est rien qu’un écho. Capitaine du néant, roi sans trône, Le fleuve s’en fout — il roule, il pardonne.