Lyrics : Copyright @CyanUr 17/05/2026 Tous droits réservés. _____________________________________________ Tu sèmes dans mes terres un mystérieux essor, Et mes jardins d’azur frémissent sous tes pas ; Une pluie d’abricot descend dans mon corps Comme un fleuve de mai débordant dans les draps. Mon cœur photosensible ouvre ses longues feuilles Aux souffles végétaux remontant de ta voix ; Je sens lentement croître au bord de mes veilles Des vergers de lumière inconnus jusqu’à toi. Une sève d’ambre circule dans mes veines, Parmi les jardins suspendus à l’aurore ; Nous mêlons nos rameaux dans Babylone ancienne, Où la vie fleurit sous des verrières d’or. Sous l’écorce des jours mûrissent nos silences, Une humide clarté ruisselle dans nos mains ; Nos racines cherchent la même transparence Dans les nappes de ciel abreuvant les matins. Tes lumières cuivrées traversent mes ramures Où mûrissent des fleurs aux caresses de l’eau ; Et mes ombres soudain deviennent plus légères Sous tes lentes marées de pollen et de chaud. Une sève d’ambre circule dans mes veines, Parmi les jardins suspendus à l’aurore ; Nous mêlons nos rameaux dans Babylone ancienne, Où la vie fleurit sous des verrières d’or. L’aube vient déposer ses transparences bleues Sur les chambres d’été dormant sous notre peau ; Nous portons des saisons aux corolles heureuses Dans le calme profond des feuillages d’eau. Quelque chose d’immense élargit notre monde, Une migration d’or traverse nos regards ; Et nos âmes parfois semblent deux arbres-mondes Dont les branches boivent des marées d’atmosphère. Une sève d’ambre circule dans mes veines, Comme avril descendant sur les jardins du monde ; Nous mêlons nos rameaux dans Babylone ancienne, Où l’azur embrase les verrières profondes. Tes lumières d’été respirent dans mes branches, Et mes feuillages bleus s’ouvrent à ton soleil ; Nous tissons de nos mots une serre céleste Suspendue hors du temps sous des pluies de miel. [Outro – fading flute, resonant contrabass, breathing ambience]