
[Intro] Bienvenue chez moi, sous le ciel qui s’étrangle Sous le goudron qui fume, sous vos nuques qui tanguent Je suis la fièvre noire, le rire au coin des yeux Le démon de juillet, le vice au fond du feu [Verse 1] Je traîne dans vos fronts, dans la sueur qui dégouline Dans les vitres sans air, dans les chambres assassines Le macadam se tord sous la semelle et les nerfs Et moi, j’ouvre mes bras comme on ouvre un enfer J’entends vos cœurs cogner sous les chemises trempées Vos colères, vos vertiges, vos envies d’exploser Chaque soupir m’abreuve, chaque plainte me nourrit Je vous regarde cuire… et j’appelle ça la vie [Pre-Chorus] Pas un souffle, pas une grâce Juste ma langue sur la ville qui s’efface Le soleil me sert de couronne et de loi Tout ce qui brûle ici… brûle pour moi [Chorus] Ville en feu, c’est moi qui l’attise J’vous regarde fondre, j’vous regarde en crise Pas d’eau, pas d’ombre, juste mes caresses De soufre, de fièvre, de luxe et de détresse Ville en transe, ville couchée sous moi Chaque rue s’incline, chaque corps me croit C’est pas l’enfer au loin, c’est pire que ça C’est l’été qui m’ouvre… et moi qui marche là [Verse 2] Je suis sous les ponts, dans les cols, dans les draps Dans l’air devenu lourd comme une faute qu’on n’dira pas Quand la peau colle au cuir, quand la bouche n’a plus d’eau Moi je glisse en silence entre vos os, vos mots Les vieux meurent tout bas, les fenêtres fermées Les jeunes brûlent leur nuit à vouloir s’oublier Les nerfs montent en flamme, les regards tournent court Et j’applaudis debout au milieu du velours [Pre-Chorus] Je mets du plomb dans l’air Je mets du vice dans la lumière Je rends chaque baiser plus sec, plus froid Car tout ce qui suffoque… prie pour moi [Chorus] Ville en feu, c’est moi qui l’attise J’vous regarde fondre, j’vous regarde en crise Pas d’eau, pas d’ombre, juste mes caresses De soufre, de fièvre, de luxe et de détresse Ville en transe, ville offerte à ma voix Chaque brique transpire, chaque vitre me voit Pas besoin d’abîme, pas besoin de croix J’ai vos nerfs, vos peaux… ça suffit pour ma foi [Bridge] Vous cherchez l’air ? Je l’ai mis à genoux Vous cherchez le ciel ? Il crache dans vos cous Je lèche le béton, je m’assieds dans vos reins Je fais de vos étés un très lent festin Vos halos de fatigue, vos gestes avortés Vos baisers sans courage, vos nuits mal ventilées Tout m’appartient déjà, jusqu’au sel de vos bras Vous m’appelez “canicule”... moi, j’appelle ça “toi” [Verse 3] Je suis dans les stores clos, les ventilateurs morts Dans la rage qui monte quand le sommeil vous mord Dans les néons qui bavent sur les parkings vides Dans les parfums trop chauds, dans les pensées sordides Je marche pieds nus sur vos illusions fondues Je bois vos lendemains dans vos chemises fendues Et chaque été je reviens, plus beau, plus droit, plus bas Car cette ville me craint… mais s’ouvre quand même à moi [Final Chorus] Ville en feu, ville damnée Je viens sans flammes, mais j’viens régner Je n’ai besoin ni d’enfer ni de guerre Juste d’un été pour vous mettre à terre Ville en sueur, ville qui tremble J’aime vos nerfs quand ils s’assemblent Sous mon soleil, sous ma voix Vous n’étouffez pas… vous devenez moi [Outro] Allez… transpirez encore pour moi Vous êtes magnifiques quand l’air vous trahit Demain reviendra avec sa gueule de roi Et moi… avec ma faim Plus lente… Plus proche… Plus chaude.

