
Angoisse, gorge aux parois râpeuses, étroites et douloureuses, au goût de roche, de boue pierreuse. ----- Col étrangleur, goulet serré, gorgé d'une rougeur étrange. ----- Collier sanglé sans pitié sur la carotide, asphyxiant le larynx, garrottant dans un boîtier la glande thyroïde. ----- Gorge aux dangers, défilé périlleux. On est piégé au milieu d'un boyau bouché, dans un tuyau étanche. ----- Ça ne passe pas. La galerie se rétrécit. Ainsi, gare au péril d'être coincé ici, sans issue, comprimé par-dessous, étouffé par-dessus, sous les beaux draps du noir. ----- Péril d'être à deux pas de l'air et du lait à boire, derrière la peau qui ne s'ouvre pas... à deux doigts de la naissance ! Ça n'aurait pas de sens. ----- Paroi, ouvre-toi ! Gorge, desserre-toi ! Respire ! On a bientôt passé le pire, traversé de nouveau la mer… ----- Merci de pousser encore ! Le corps va se glisser à travers le brasier, le cri à travers le gosier jusqu'à l'air ! ----- Ne repars pas à contre-sens. ----- Bonjour ! ----- C'est le jour de la renaissance. ----- Bonjour… Bonjour… Bonjour… ----- C'est le jour de la renaissance ! C'est le jour de la renaissance ! ----- Bonjour… Bonjour… —------- © Arthur Sens 2023 Paroles originales, tous droits réservés

