(Couplet 1)
 Dans ton vide cristallisé,
 S’ouvre un espace sans frontières.
 On y marche sans jamais
 Trouver vraiment de lumière.
 Le miroir, c’est le lieu le plus profond
 Et face à lui, toute la réalité se confond. (Pré-refrain)
 Je me dresse contre mon reflet,
 Comme si j’allais me traverser. (Refrain)
 Qui es-tu quand je ne suis pas là ?
 Qui es-tu quand tu ne me vois pas ?
 Un miroir vide est plus vivant
 Qu’un visage pris dedans. (Couplet 2)
 Retire ton cadre, efface tes contours,
 Tu t’étends comme une flaque au détour.
 Tu es le seul matériau
 Inventé, mais pourtant si naturel, si beau. (Pré-refrain)
 Celui qui te regarde vraiment
 Se perd en toi lentement. (Refrain)
 Qui es-tu quand je ne suis pas là ?
 Qui es-tu quand tu ne me vois pas ?
 Ta profondeur vit dans ton vide, 
Ton mystère est lucide. (Pont)
 Je dois faire attention
 À ne pas projeter mon nom.
 Car un miroir où je me vois,
 C’est déjà moi, ce n’est pas toi. À l’intérieur de toi, 
Il y a des nuits sans voix,
 Une obscurité sans couleur,
 Comme l’eau sans saveur. (Pont 2 — montée)
 Je te surprends seul au mur
 Suspendu dans une chambre pure.
 C’est là que je comprends
 Que ton silence est vivant. (Refrain final)
 Qui es-tu quand je ne suis pas là ?
 Qui es-tu quand tu ne me vois pas ?
 Un miroir vide est plus vivant
 Qu’un visage pris dedans. (Outro)
 Non, je n’ai pas décrit le miroir
 Je suis devenu son regard…