[Couplet 1] Sous la tyrannie implacable, Les castors ploient, courbant l'échine, Sous le règne cruel et inaltérable, Du Roi Bob, maître des abîmes. Ils s'usent à la tâche infinie, Leurs forces s'effacent, sans répit, Pour cette CUUUVE qui s'élève, impérieuse, Colossale et silencieusement vicieuse. [Couplet 2] Aucun répit pour ces âmes brisées, Sous le poids d'une tâche insensée, Que leurs mains saignent ou que leurs rêves s'embrasent, La mort les attend, sans un mot, sans phrase. Obéir ou résister, peu importe, La fin les guette, derrière la porte, Car dans l'ombre, le trône de fer, S'épanouit dans ce règne amer. [Refrain] Pour la CUUUVE, pour la vie, Sous le soleil brûlant, sous l’hiver glacial, L’eau qui coule, sans merci, Trace le destin des castors, brutal. Qu'importe la saison, qu'importe le temps, La CUUUVE est là, pesant, omniprésent. Leurs vies se consument, enchaînées, À ce monument qui ne cessera de croître, acharné. [Couplet 3] Le jour et la nuit se mêlent et se confondent, Leurs corps s’usent, leurs esprits s’effondrent, Dans les flammes du labeur imposé, Sous l'œil froid du trône perché. Bob, implacable, les observe de loin, Promettant l'éternité dans ce labeur sans fin, Un cercle sans issue, une boucle sans fin, Où les âmes s’effritent, se brisent en vain. [Pont] La CUUUVE s'élève toujours plus haut, Les rêves des castors se noient dans l'eau, Leurs espoirs s'effondrent ou se transforment en rage, Mais vengeance ou soumission, tous finiront au bord du ravin. Leur destin scellé, dans ce gigantesque mirage, Où même la révolte s’éteint dans le chagrin. [Refrain] Pour la CUUUVE, pour la vie, Sous le soleil brûlant, sous l’hiver glacial, L’eau qui coule, sans merci, Trace le destin des castors, fatal. Qu'importe la saison, qu'importe le temps, La CUUUVE est là, pesant, omniprésent. Leurs vies se consument, enchaînées, À ce monument, symbole de leur liberté volée. [Outro] Mais un jour, quand la dernière pierre sera posée, Et que la CUUUVE aura atteint les cieux, Les castors, le regard vide, épuisés, S'effondreront, brisés, sous des soleils radieux. Le Roi Bob, depuis son trône doré, Observera son empire s’éteindre doucement, Car la CUUUVE, dans son immensité, Deviendra leur tombeau, éternellement. Et dans le silence, plus aucun chant, Juste l’écho de l’eau qui coule incessamment, Un murmure, une complainte oubliée, Le destin des castors, figé à jamais.