[Couplet 1] On avance à moitié, le cœur un peu flingué Les rêves dans la boue, les regards fatigués On se dit que demain, ça ira mieux, peut-être Mais le vent souffle fort, et la lumière est traîtresse Y'a des mots qu’on n’a pas dits, des silences qui saignent Des “j'vais bien” mécaniques, sous les paupières pleines Et dans la nuit trop noire, nos blessures s’accrochent Mais peut-être qu’un jour, on brisera la roche [Refrain] Les cicatrices parlent, l’espoir s’écorche Mais au fond des failles, y’a des forces médiocre On trébuche, on crie, on rêve qu’on décroche Mais peut-être qu’un jour, on brisera la roche [Couplet 2] On tient par les fils, des promesses effilées Parfois juste un sourire suffit à tout sauver On s’effondre en silence, on rebouche les trous On vit en équilibre entre vertige et dégoût On a un cœur de pierre, et pourtant si fragile Des armures de carton sous des airs d'argile Mais dans chaque éclat, un morceau qui s'accroche Et peut-être qu’un jour, on brisera la roche [Refrain] Les cicatrices parlent, l’espoir s’écorche Mais au fond des failles, y’a des forces médiocre On trébuche, on crie, on rêve qu’on décroche Mais peut-être qu’un jour, on brisera la roche [Pont – parlé ou chanté doucement] Même si ça prend mille ans, même si c'est pas franc On sculpte notre survie dans le marbre blanc Chaque pas compte, chaque larme accroche À l’idée qu’un jour, on brisera la roche [Dernier refrain – plus épuré] Les cicatrices parlent, l’espoir s’écorche Mais tant qu’on respire, rien n’est trop moche On retient nos larmes, on rallume nos torches Car peut-être qu’un jour… Oui, peut-être qu’un jour… On brisera la roche.