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L’élu, le sage, le mage

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V6

L’élection s’est posée sur un homme qui boite. Le don ne s’administre pas. La voie ne s’achète pas. [Ralentir légèrement le débit, ton posé] Regarde David. Pris au pâturage. L’onction avant la couronne. Plus tard, le roi use du trône comme Caïn usait du champ : Éliminer le miroir. Urie est envoyé au feu. La sentence tombe, sans négociation. « Tu es cet homme-là. » Il ne monte pas une cabale pour sauver son prestige. Il ne demande pas qu’on lui rende son poste. Il demande d’être créé de nouveau. L’alliance ne bouge pas. Le trône tient par la fidélité du décret, Non par la vertu du roi. [Léger silence] Regarde Salomon. Il ne demande ni l’or ni la mort de ses ennemis. Il demande un cœur qui écoute. La sagesse descend. Elle n’est pas extraite de lui. Puis elle devient spectacle des nations, Capital public, Langue admirable au service des alliances. Les hauts lieux se multiplient. Les dieux étrangers entrent dans la ville. Le cœur s’entraîne ailleurs. Le royaume se fend. L’élection n’immunise pas. Le don n’a jamais procédé de l’homme. [Hausser subtilement la gravité] Regarde Simon. Il a cru. Il a été baptisé. Il voit l’Esprit passer par les mains. Il mesure. Il sort la bourse. « Donnez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j’imposerai les mains reçoive l’Esprit Saint. » Babel dans un seul geste : Acheter la souveraineté, Faire du souffle un protocole. « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s’acquérait à prix d’argent. » [Le ton s’apaise. Le nœud seulement] L’élu peut tomber sans être destitué. Le sage peut bâtir des autels Sans que la sagesse ait jamais procédé de lui. Le mage peut ouvrir la main. Le trône, la sagesse et l’Esprit Restent insaisissables.