[voit d'homme d'a peu près 50 ans qui parle a travers une vielle télévision carré 50x50 avec une audition anciène d'un micro de mauvaise qualité] Intro "On nous demande de respecter des règles qui parfois ne respectent même plus le peuple… On nous parle de justice, mais trop souvent, c’est juste l’habillage légal d’un profond déséquilibre. Y a ceux qui subissent, ceux qui crient, ceux qui enterrent leurs blessures en silence… Et puis y a ceux qui décident, loin du réel, loin des conséquences. Alors non… faut pas s’étonner si la colère écrit mieux que les institutions. Parce qu’à force d’étouffer le vrai, un jour, c’est le vrai qui revient tout brûler." [avec une voix de mec une audition d'un micro de bonne qualité] Couplet 1 Ils parlent d’ordre mais le désordre habite dans les bureaux Des lois qui frappent au hasard, des vies pliées sous le fardeau Dans les quartiers on apprend vite à lire entre les lignes À voir qu’la vérité s’efface dès qu’le pouvoir la maquille Y a des mères qui pleurent en silence derrière des volets fermés Des gosses qui grandissent trop tôt, les poings déjà refermés Le réel n’a pas d’costume, pas d’discours institutionnel Il s’invite dans les ventres vides et les regards sous tension réelle J’viens pas jouer l’journaliste, j’viens parler pour les sans voix Ceux qui portent le pays mais qu’on oublie chaque fois On nous vend d’la sécurité pendant qu’la peur fait recette Et l’injustice fait son beurre loin des caméras trop nettes Donc j’arrive avec du brut, pas d’la formule aseptisée Chaque phrase sent la poussière d’une vérité mal pansée J’ai l’encre lourde, le souffle grave, le vécu dans la carcasse Et si j’rappe, c’est qu’le silence aussi parfois menace Refrain Dans ce pays y a des plaies qu’on recouvre avec des phrases Des coupables qu’on oublie vite, des innocents qu’on écrase On marche droit dans la fumée, le cœur blindé d’mémoire Old school dans la douleur, vieille rage dans l’regard noir Couplet 2 J’ai vu l’bon sens condamné par des textes mal appliqués Des gens droits devenir suspects juste pour avoir riposté Pendant qu’les vrais vautours connaissent les failles et les détours La morale fait d’la peine ferme et la justice fait demi-tour On te parle d’égalité sous des plafonds dorés Mais dehors les mêmes galèrent à peine le mois démarré Chaque promesse a son revers, chaque vitrine a sa fissure Et la République a parfois des reflets d’vieille blessure Moi j’écris pour ceux qu’on range dans les marges du décor Pour les âmes qu’on voit jamais sauf quand elles tombent à mort J’ai pas l’goût des paillettes, j’ai celui d’la vérité brute Celle qui t’réveille la nuit quand tout l’quartier doute On a grandi dans l’angle mort, là où les chiffres rassurent pas Là où l’honneur vaut plus cher que les discours qu’on entend pas Alors mes rimes sont des pavés lancés contre les façades Pas pour faire joli sur scène, pour rappeler qu’ça saccage Refrain Dans ce pays y a des plaies qu’on recouvre avec des phrases Des coupables qu’on oublie vite, des innocents qu’on écrase On marche droit dans la fumée, le cœur blindé d’mémoire Old school dans la douleur, vieille rage dans l’regard noir Couplet 3 Le temps m’a appris qu’les plus propres ont parfois les mains sales Que l’injustice a l’habitude et le scandale, sesales Qu’on juge plus vite un cri qu’la source exacte du carnage Et qu’le vrai poids d’une douleur n’entre pas dans leurs barèmes sages Mais j’garde la tête haute même avec l’époque en travers J’fais du rap comme on grave un nom sur un mur de misère Pour les anciens fatigués, les petits trop vite abîmés Les familles qu’ont vu l’espoir se faire cent fois esquiver Mon stylo sert pas à plaire, il sert à laisser des preuves À dire qu’on a vu l’envers pendant qu’d’autres vendaient le fleuve Ils veulent du calme en surface, nous on connaît le fond du bocal Les vérités qu’on cache sous l’tapis d’un pays bancal Donc si ma voix tremble un peu, c’est pas d’la peur, c’est d’la braise Un vieux feu qu’on porte en soi quand tout l’système te met mal à l’aise Et tant qu’y aura des silences achetés, des peines qui déraillent J’mettrai du vrai dans l’micro jusqu’à c’que la façade craque Refrain Dans ce pays y a des plaies qu’on recouvre avec des phrases Des coupables qu’on oublie vite, des innocents qu’on écrase On marche droit dans la fumée, le cœur blindé d’mémoire Old school dans la douleur, vieille rage dans l’regard noir. [voit d'homme d'a peu près 50 ans qui parle a travers une vielle télévision carré 50x50 avec une audition anciène d'un micro de mauvaise qualité] "On a trop vu pour se taire maintenant... Trop d’vérités salies, trop d’blessures laissées sans réponse. Ils peuvent changer les mots, maquiller les faits, le réel reste debout. Et le réel, c’est un peuple qui serre les dents pendant qu’on l’oublie. Ce son, c’est pas juste d’la colère. C’est d’la mémoire. Et tant qu’le vrai sera étouffé, y aura des voix pour le ramener à la surface."