
Les clés reposent sur le bois, Le siècle entier reste au palier. Plus aucun tremblement de voix, Je n'ai plus d'heures à supplier. L'orage éclate sur les toits, La foudre vient dicter sa loi. Je tombe à deux genoux ce soir... Et je lâche le désespoir. Où cours-tu sous le ciel en feu ?! Qu'espères-tu derrière tes yeux ?! Ma chair se fend jusqu'au-dedans ! Je m'ouvre au sacré, haletant ! (Je m'ouvre...) Trois croix dressées sur la colline, Le sang qui bat dans ma poitrine. Tout retombe dans la poussière, La mort n'est plus qu'une frontière. L'éclair vient fracasser les toits ! La foudre vient dicter sa loi ! Je tombe à deux genoux ce soir... La grâce est dans le désespoir ! Où cours-tu sous le ciel en feu ?! Qu'espères-tu derrière tes yeux ?! Ma chair se fend jusqu'au-dedans ! Je m'ouvre au sacré, haletant ! (Je ne cours plus !) Plus de fuite. Plus de combat. La vie est terrible, et si belle à la fois. Je ne demande plus de trêve... C'est dans ma propre nuit qu'Il se lève. Je ne fuis plus le ciel en feu ! J'ai laissé brûler tous mes vœux ! La paix m'envahit au-dedans... L'éternité... L'éternité m'attend... Le voile est déchiré... ... Le ciel est là.

