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La gloire ou le fardeau du roi

Je choisis le genre… ! le genre de paraître Là où l’être n’a pas de raison d’être, qu’il cède sa place au regard des autres, pour être admis comme un vertueux apôtre, forgé par l’ombre des éclats de lumière. Je choisis le genre… ! Le genre de paraître, Celui de l’action facile, qui consiste à mettre Ce qui est attendu, admiré et soutenu, et à écrire leur voix pour être entendu Comme un nouveau éternel repère. Je choisis le genre… ! Le genre de paraître, qui relie les âmes de plusieurs êtres, en un nuancier de couleurs communes, symbolique de la mode et de la bonne fortune monotonie dégradée, une mode éphémère. Je choisis le genre… ! Le genre de paraître Dans lequel mon nom s’écrit en grande lettre, qu’il soit chéri et clamé tout au long de l’année, pour ma beauté et le style de mes pensées Altruistes et optimistes, discours de bois promu. Je choisis le genre… ! Le genre de paraître, Pour vivre ma vie sans me soucier de connaître Les risques encou rus et d’oser sans retenu, Agir au péril de ma vie, être à la une d’une revue, une trace de mon existence à jamais. Je refuse le genre… ! Le genre de l’être Celui qui raisonne et qui peut devenir traitre, parce qu’il oublie l’intérêt du groupe et des amis, parce qu’il pense avant tout à lui, c’est un délit celui d’oser être soi, d’avoir de vrais amis. je refuse le genre… Le genre de l’être qui cherche à mieux se connaître, à améliorer ses ressentis et sa personnalité, pour affronter la vie et sa réalité, dans un élan de sobriété méditative. je refuse le genre… ! Le genre de l’être où il faut sans cesse s’opposer au paraître, pour briser les illusions de notre monde, et réaliser toutes les choses immondes provoqué par notre irresponsabilité. je refuse le genre... ! Le genre de l’être qui parle avec sagesse de l’hiver piètre, de mes progrès sociaux et de ce qu’il me reste, quand tout le monde me fuira comme la peste pour avoir transformé mon âme en pierre. Derrière les projecteurs et les apparats, la réalité impose ses aléas, et le bon choix, porté comme une croix, devient la gloire ou le fardeau du roi.