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🇫🇷 Fini pour nous

STUDIO

[@Ombaliz / Michel Laks / Tous Droits Réservés] ©Ombaliz - 2025 On pensait que l’amour survivait à tout. Aux silences, aux absences, Aux saisons qui se fanent, Mais l’amour aussi a ses limites… Et parfois, il s’éteint sans faire de bruit. J’ai vu nos ombres s’éloigner sur le mur, Deux silhouettes qui n’osent plus se regarder. Les mots qu’on n’a pas dits sont devenus armures, Des remparts qu’on ne peut plus traverser. On voulait le monde sans les blessures, Le feu sans brûlure, l’éternel sans détour, Mais la vie, elle, n’aime pas les parjures, Elle reprend ce qu’on croit tenir pour toujours. C’est fini pour nous, Pas de drame, juste un silence trop lourd. On s’est perdus quelque part entre hier et toujours, À vouloir retenir le vent dans nos mains. C’est fini pour nous, Même si ton parfum hante mes nuits, On est ces étoiles mortes qu’on voit encore briller, Elles ne vivent plus depuis longtemps, gelées. J’ai cru qu’aimer, c’était résister, Mais parfois, c’est savoir lâcher. Nos cœurs ont cogné trop fort contre le temps, Et il a gagné, doucement. J’ai voulu recoller les secondes, Le sablier s’est vidé sans bruit, Et maintenant, même les “je t’aime” Ont un goût de pluie sur la cendre. C’est fini pour nous, Le film a tourné sans nous attendre. On a cru tenir l’infini, Mais le destin a refermé la scène. C’est fini pour nous, Même si nos mains tremblent encore, On est ces naufragés sans rivage, Ces battements perdus sans sillage. J’aurais voulu hurler contre le sort, Ma voix s’est perdue, je le déplore. Chaque seconde qu’on a laissée filer A planté ses griffes dans nos passés. On a joué à croire que c’était rien, Que l’amour tiendrait sans lendemain. Mais le temps, lui, ne négocie pas : Il reprend , il n'attend pas. C’est fini pour nous, On a brûlé nos cartes à jouer. Le temps a rayé nos prénoms, Comme s’il voulait nous effacer. C’est fini pour nous, Y’a plus rien à réparer. On s’est perdus à force de croire Que l’amour pouvait tout sauver. Si on avait su… Que le futur avait une date d’expiration, On aurait aimé sans peur, On aurait brûlé sans raison. Fini pour nous… Et le temps, lui, continue. Comme si de rien n’était. C'est fini pour nous C'est fini pour nous.