
[Intro] (Violon joyeux et rapide, guitare acoustique qui galope, quelques "Hey ! Hey !") [Verse 1] C’est au bout d’une route où l’asphalte se craquelle, Qu’on a monté la tente et sorti les chandelles. Y’avait l’oncle à Maurice et sa vieille mandoline, Et la p’tite cousine Julie qui chantait la famine. On parlait du pays, de c’qu’on a bousillé, Entre deux-trois canettes et le feu qui grillait. On refaisait le monde avec des mots d'hier, Sous la lune qui s'fout bien de nos petites misères. [Pre-Chorus] Accroche ton cœur à la ridelle du camion, On s’en va valser au son de l'accordéon ! [Chorus] Pis on chante pour les fous, pour les bons, pour les brutes, Pour ceux qui se relèvent juste après la chute. C'est p't'être la fin du monde, c'est p't'être le dernier soir, Mais on va pas crever assis dans l'désespoir ! Tape des mains, Jérôme, laisse passer l'orage, Y'a encore de la bière et un peu de courage ! [Verse 2] Y’a le gars du gouvernement avec sa cravate trop serrée, Qui nous explique la vie sans jamais s'être mouillé. On l’écoute en riant, on sait bien qu’il délire, Le progrès c’est pas ça, c’est pas c’qu’on veut bâtir. On préfère la forêt, le silence des grands pins, Et se serrer les coudes quand on n'a plus rien. La vie c'est pas une stat, c'est pas un algorithme, C'est le cœur qui s'emballe et qui trouve son rythme. [Bridge] (Solo de violon endiablé, tempo qui accélère) Hé ! Hé ! Hé ! Allez tout le monde ! [Chorus] Pis on chante pour les fous, pour les bons, pour les brutes, Pour ceux qui se relèvent juste après la chute. C'est p't'être la fin du monde, c'est p't'être le dernier soir, Mais on va pas crever assis dans l'désespoir ! [Outro] (Le violon ralentit, devient plus mélancolique) C’est juste une p’tite toune pour pas oublier, Qu’on est encore vivants, qu’on peut encore rêver. Salut Karl... salut les gars... (Dernier accord de guitare sèche)

