
[Verse 1] Sois doux avec les choses fragiles quand elles quittent leurs vieux remparts tiens-les comme on tient ses questions dans le creux des mains, à l’écart Sois prudent avec les mots qui trébuchent ces secrets tombés du tiroir ils brillent à peine, mais ils coupent et laissent des marques qu’on ne voit pas le soir [Chorus] Conscience coupable, petite voix qui gratte dans le noir, au fond du lit tu comptes les fautes, tu grattes et tu grattes jusqu’à percer la nuit Conscience coupable, miroir qui s’ébrèche où je n’ose plus me regarder tu ne cries jamais, tu susurres et tu sèches tout ce que j’essaie d’oublier [Verse 2] Tu peux détourner les yeux des drames changer de trottoir à chaque cri tu peux tourner ta peine en farce et t’enfuir dans un fou rire qui dure à l’infini Passer tes journées à t’observer tourner en rond dans ton propre reflet serrer des mains, lancer des phrases toutes faites et croire que ça suffit pour “aller bien” [Chorus] Conscience coupable, petite voix qui gratte dans le noir, au fond du lit tu comptes les fautes, tu grattes et tu grattes jusqu’à percer la nuit Conscience coupable, miroir qui s’ébrèche où je n’ose plus me regarder tu ne cries jamais, tu susurres et tu sèches tout ce que j’essaie d’oublier [Bridge] Et cette drôle de dépendance à ce que pensent les autres de moi j’avance, j’avance, en espérant qu’un regard étranger me pardonnera Mais plus je cherche une main pour me tenir plus je me perds dans leurs avis et dans ce fil qui nous enchaîne je ne sais plus où je finis [Chorus] Conscience coupable, petite voix qui gratte dans le noir, au fond du lit tu comptes les fautes, tu grattes et tu grattes jusqu’à percer la nuit Conscience coupable, miroir qui s’ébrèche où je n’ose plus me regarder dis, si je deviens enfin plus tendre avec les autres me laisseras-tu en paix ?

