
(Ton titi parisien des années 50, gouaille, argot de faubourg, air de valse musette ou de chanson de bal musette) Couplet 1 Écoutez-moi bien, les gars, les mômes, Y avait un type, un vrai géant des lettres, Victor Hugo, le roi des poèmes, Mais derrière les vers, un vrai goinfre aux femelles ! Il couchait à droite, il couchait à gauche, Comédiennes, bonnes, pépées de la rue, Et pour pas qu’Adèle ou les frangins le piquent, Il notait tout dans un carnet… crypté, mon vieux ! « Os » pour un bécot, un peu d’latin salé, D’espagnol et d’abréviations de voyou, Même à quatre-vingts berges, dans son appart’ parisien, Il recevait encore les gonzesses… tous les jours ! Refrain Oh le carnet secret de Toto Hugo ! Y a Juliette, Léonie, Alice, Blanche et Judith, Albertine, Céline, Marie, Hélène, Sarah… Dix pépées codées, et encore des inconnues ! Il notait « os » et « cum » comme un vrai comptable, Même juste avant de claquer, il a encore fricassé ! Ah ben dis donc, le vieux lion libidineux, Son carnet secret… c’est du joli, mon p’tit frère ! Couplet 2 Le matin une actrice, l’après-midi une bonne, Le soir une courtisane, et Juliette pour la nuit… Il notait tout ça en code, comme un vrai bandit, Histoire que personne y mette le nez, voyons ! « Os + J. » pour un baiser, « tout » pour le reste, Il remplissait les pages comme on remplit un carnet de courses. Même octogénaire, le vieux machin Continuait de recevoir les filles… dans son salon ! On raconte qu’il a fait sa dernière conquête Quelques jours avant de tirer sa révérence… Ah cré nom de nom, quel appétit de bête, Ce Toto-là, c’était pas un saint, c’est clair ! Refrain Oh le carnet secret de Toto Hugo ! Y a Juliette, Léonie, Alice, Blanche et Judith, Albertine, Céline, Marie, Hélène, Sarah… Dix pépées codées, et encore des inconnues ! Il notait « os » et « cum » comme un vrai comptable, Même juste avant de claquer, il a encore fricassé ! Ah ben dis donc, le vieux lion libidineux, Son carnet secret… c’est du joli, mon p’tit frère ! Pont (plus lent, gouaille douce) On connaît Notre-Dame, on connaît Quasimodo, On connaît Les Misérables et tous ses grands vers… Mais qui connaissait le vrai Toto Hugo, Celui qui notait ses coups dans un carnet noir ? Il a fait trembler les rois et les empires, Mais le plus grand secret, c’était dans son tiroir : Des pages de latin, d’espagnol et de désirs, Et une dernière ligne… juste avant le grand soir. Refrain final (avec un clin d’œil) Oh le carnet secret de Toto Hugo ! Y a Juliette, Léonie, Alice, Blanche et Judith, Albertine, Céline, Marie, Hélène, Sarah… Dix pépées codées… et des centaines d’autres, mon vieux ! Il écrivait des vers… et il comptait les corps, Pendant que la France admirait ses quatrains. Alors chapeau bas, vieux titi libidineux, Ton carnet secret… reste le plus drôle des aveux ! Allez, un petit coup d’accordéon… et on recommence !

