
Dans un bar de la Prohibition où les glaçons font clink clink clink, entre un boxeur avec son cigare qu'il n'arrive pas à allumer, trrrrinc ! ¡Garçon ! ¡Du feu ! ¡Vite ! Mais le feu refuse de naître. Le serveur sort un pistolet : ¡Poum ! Le cigare est coupé encore. La balle suit sa course, tue le type du billard. Personne ne crie, personne ne court : c'est dans Le Bœuf sur le toit. Entre un jockey en scène, peau rouge, yeux en feu. Il se bat avec le boxeur pour une vraie rousse. Un bookmaker murmure des chiffres à l'oreille. Un gentleman en frac s'évanouit, ivre mort. La dame de la haute société lève son monocle avec dédain. Dans ce bar, tout est possible, tout absurde, tout va bien. Arrive le flic, alerte, alerte ! La loi entre par la porte, mais le serveur, d'un geste, le bar devient une laiterie ouverte. Bouteilles de lait en rang, fromages pendus au comptoir. Le policier regarde, regarde... Serait-ce une simple erreur ? Le ventilateur tourne, tourne... ¡Zas ! La tête du flic s'envole ! Elle roule sur le parquet, la rousse la ramasse. Une dame la prend dans ses mains, danse un tango avec elle, en mesure. Salomé en version absurde, avec une tête de gendarme, pourquoi pas ? Tourne, tourne, la tête sourit, le corps cherche sans voir. Ô Paris des Années folles, où la mort sait rire ! Mais le mort ressuscite, se lève, se dépoussière. Le serveur lui sourit et lui remet l'addition avec joie. Bières, whiskys, absinthes, laits qu'il n'a jamais bus... Le policier paie, ahuri, et le bar redevient bar encore. Le Bœuf sur le toit, amis, où la logique ne tient pas. Tango, maxixe, polytonalité, Milhaud et Cocteau nous savent faire boire. Les masques de carton tombent, les folles années vingt s'en vont. Mais dans chaque note de jazz, leur esprit revient briller. Et tout c'est comme ça, c'est la vie, mon chou. On ne vit qu'une fois... ¡Alautruche ! Traducción Español: En un bar de la Prohibición donde los hielos hacen clink clink clink, entre un boxeador con su puro que no logra encender, ¡trrrrinc! ¡Camarero! ¡Fuego! ¡Rápido! Pero el fuego se niega a nacer. El camarero saca una pistola: ¡Pum! El puro se corta de nuevo. La bala sigue su curso, mata al tipo del billar. Nadie grita, nadie corre: es en Le Bœuf sur le toit. Entra un jockey en escena, piel roja, ojos en llamas. Se pelea con el boxeador por una pelirroja de verdad. Un corredor de apuestas murmura cifras al oído. Un caballero de frac se desmaya, muerto de borracho. La dama de la alta sociedad levanta su monóculo con desdén. En este bar, todo es posible, todo absurdo, todo va bien. Llega el poli, ¡alerta, alerta! La ley entra por la puerta, pero el camarero, de un gesto, el bar se convierte en una lechería abierta. Botellas de leche en fila, quesos colgando del mostrador. El policía mira, mira... ¿Será un simple error? El ventilador gira, gira... ¡Zas! ¡La cabeza del poli vuela! Rueda por el parqué, la pelirroja la recoge. Una dama la toma entre sus manos, baila un tango con ella, a compás. Salomé en versión absurda, con una cabeza de gendarme, ¿por qué no? Gira, gira, la cabeza sonríe, el cuerpo busca sin ver. ¡Oh París de los Años Locos, donde la muerte sabe reír! Pero el muerto resucita, se levanta, se sacude el polvo. El camarero le sonríe y le entrega la cuenta con alegría. Cervezas, whiskys, absentas, leches que nunca bebió... El policía paga, aturdido, y el bar vuelve a ser bar otra vez. Le Bœuf sur le toit, amigos, donde la lógica no se sostiene. Tango, maxixe, poli-tonalidad, Milhaud y Cocteau saben hacernos beber. Las máscaras de cartón caen, los locos años veinte se van. Pero en cada nota de jazz, su espíritu vuelve a brillar. Y todo es así, es la vida, mi cielo. Solo se vive una vez... ¡A la avestruz!

