
J’ai levé la voix quand j’avais peur, cru qu’imposer c’était exister. J’ai blessé sans le vouloir, parce que je voulais qu’on m’entende, pas qu’on m’aime. J’ai lancé des mots comme des pierres, sans voir qu’ils tombaient sur mon propre toit. J’ai parlé pour me défendre, pas pour comprendre. Je croyais qu’être fort, c’était parler plus haut. Mais la vraie force, c’est de baisser le ton, quand l’autre baisse les yeux. Parle-moi doux, quand la colère te brûle. Parle-moi vrai, quand ton cœur s’écoule. Les mots peuvent guérir, ou tout détruire. Parle-moi doux, pour qu’on puisse grandir. J’ai vu mes cris me revenir, comme des échos en miroir. J’ai compris que la paix, commence dans le regard. J’apprends à dire sans mordre, à écouter sans me perdre. Les mots sont des ponts, pas des armes à prendre. Parle-moi doux, quand la peur t’envahit. Parle-moi clair, quand tu veux qu’on se dit. Les mots sont des soins, ou des cicatrices. Parle-moi doux, sans artifice. Je choisis les mots qui élèvent, pas ceux qui enferment. Je parle pour relier, pas pour avoir raison. Parle-moi doux, comme on soigne un silence. Parle-moi vrai, comme on s’offre une chance. Les mots peuvent sauver, si le cœur les porte en paix. Parle-moi doux, et tout renaît.

