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Souffle persistant

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V4.5+

(J’ai plus de lumière, plus de repères, juste mes démons qui m’encerclent…) (Si demain n’existe pas… c’est peut-être mieux comme ça) J’crache mes tripes sur la feuille, la lame glisse sur mes veines, Chaque sourire que j’esquisse est un poison, une chaîne. Le vide m’attire comme un trou noir dans l’crâne, Mes cauchemars m’parlent plus fort que la voix d’ma daronne. J’fume pour oublier, j’me scarifie pour m’achever, Chaque nuit c’est le procès, où j’me condamne à crever. J’me rêve pendu à un arbre, les yeux à points fermés, À quoi bon respirer si personne peux m’sauver ? Les murs s’resserrent, les cris résonnent, J’suis mon propre bourreau, ma cellule, ma camisole. J’vois ma fin comme une promesse, une délivrance, Un dernier souffle, un dernier pas dans l’absence. J’cours, sans issue, dans ma tête, Chaque pensée m’enchaîne, chaque jour m’arrête. Si l’ciel m’écoute, qu’il me laisse sombrer, Ou qu’il m’donne une raison d’pas m’pendre le jour levé. J’cours, sans issue, dans ma tête, Chaque pensée m’enchaîne, chaque jour m’arrête. Si l’ciel m’écoute, qu’il me laisse sombrer, Ou qu’il m’donne une raison d’pas m’pendre le jour levé. Mon reflet me déteste, mon ombre veut ma peau, J’me parle seul dans l’noir, mes idées font écho. Les nuits s’enchaînent, les coupures s’empilent, J’me perds dans la fumée, mes poumons crient à l’exil. Les messages restent sans réponse, le silence est roi, Mes potes sont loin, mes fantômes prennent leur place, crois-moi. Chaque matin est une punition, une torture, J’me traîne au bord du gouffre comme un mort sans sépulture. Le temps me glisse entre les doigts, Chaque seconde me répète qu’j’suis qu’un poids. Y'a pas d’avenir dans mes yeux fatigués, Y'a qu’des nuages lourds, prêts à m’écraser. Sauvez-moi de moi, sauvez-moi de mes pensées, Chaque nuit me détruit, chaque rêve veut m’effacer. Si demain m’retient, qu’il m’serre pas trop fort, J’suis à deux doigts d’laisser ma vie s’endormir en dehors. Mais au fond d’la nuit, une flamme persiste, Un souffle fragile, mais qui résiste. J’me dis qu’la douleur fait partie d’mon chemin, Que si j’suis pas tombé, c’est qu’j’dois encore tenir demain. Chaque cicatrice, c’est une preuve que j’suis là, Chaque larme, un pas de plus loin dans le trépas. La mort m’appelle, mais j’la laisse sans réponse, J’veux pas partir sans avoir trouvé un sens. J’me relève même si j’ai pas d’force, J’crée ma route sur les ruines de mon écorce. La dépression me colle, mais j’lui tends plus la main, J’me bats contre elle, même si j’suis seul sur l’chemin. J’suis pas sauvé, mais j’respire encore, Chaque nuit m’brise, mais j’trouve jolie le décor. Un ciel gris vaut mieux qu’aucun demain, Tant qu’j’avance, j’laisse pas mes ombres gagner à la fin. J’me surprends à sourire sans raison, Un rayon d’lumière perce ma prison. J’me dis qu’la vie vaut peut-être la peine, Même si mes cicatrices dessinent encore mes veines. Les idées sombres restent là, mais j’les maîtrise, J’leur donne plus les clés d’ma matrice. J’reprends l’contrôle, même si j’suis presque mort, J’traverse mes tempêtes avec un souffle qui m'mord. J’suis pas heureux, j’suis pas guéri, Mais j’ai décidé d’rester en vie. Si demain existe, j’veux l’goûter sans peur, Même si la tristesse partage encore mon cœur. (J’suis toujours dans l’orage… mais j’tiens debout. J’suis pas guéri… mais j’suis encore là)