
[@FreyjartFr / Tous Droits réservés] ©FreyjartFr - 2026 __________ Dans les couloirs de ma tête, une bête gronde, Une louve de migraine qui dévore chaque onde. Elle danse dans mes tempes, elle frappe sans raison, Et pourtant je souris, je fais croire que tout va bon. Dans mon dos se faufile un serpent endormi, Il s’enroule à mes vertèbres, les serre comme un ennemi. Je marche droit quand même, je fais semblant d’être fort, Mais chaque pas résonne comme un cri que j’endors. Ils ne voient rien, non, rien de ce combat, Les bêtes sont discrètes, elles ne sortent pas. Alors je cache, je plie, mais je tiens, Je deviens funambule sur un fil trop fin. Ce sont des bêtes invisibles, qui rongent de l’intérieur, Des ombres indociles, qui dévorent sans pudeur. Mais je garde la tête haute, même quand tout se fissure, Je deviens mon propre héros, sous l’armure des blessures. Dans ma poitrine, un corbeau bat des ailes trop vite, Un cœur affolé qui cogne, qui s’agite. Il tambourine des peurs que personne n’entend, Je respire en silence, je fais croire que je mens. Et parfois dans mes os, une Ombre se déploie, Un spectre sans forme qui sculpte sa loi. Elle grave dans ma chair des sillons de braise, Et je ris pour masquer l’incendie qu’elle soulève. Ils ne voient rien, non, rien de ce combat, Les bêtes sont discrètes, elles ne sortent pas. Alors je cache, je plie, mais je tiens, Je deviens funambule sur un fil trop fin. Ce sont des bêtes invisibles, qui rongent de l’intérieur, Des ombres indociles, qui dévorent sans pudeur. Mais je garde la tête haute, même quand tout se fissure, Je deviens mon propre héros, sous l’armure des blessures. Et si un jour mes bêtes hurlaient trop fort, Si mes forces s’effritaient, si je tombais encore, Je voudrais qu’on se souvienne que j’ai tenu debout, Que j’ai combattu l’invisible, sans jamais plier sous les coups. Ce sont des bêtes invisibles, mais je reste un guerrier, Même quand tout vacille, je continue d’avancer. Et si mon sourire tremble, c’est qu’il porte un empire, Celui de mes batailles, que personne ne peut lire. Sous ma peau, les ombres se replient, Elles chuchotent encore, mais je tiens la ligne. Dans le silence, je rassemble mes éclats, Je recolle mes forces, une à une, tout bas. Et si demain elles reviennent m’éprouver, Je marcherai quand même, même à moitié brisé. Car dans mes failles, une lumière persiste, Un souffle infime… mais qui résiste.

