
Et si au bout, il n’y avait rien, Juste le souffle sur mon chemin, Juste des voix, de doux refrains, Que je n’aurai jamais dans mes mains. Et si au bout, c’était le noir, Une course perdue vers l’espoir, Que je ferais sans le savoir, Où j’avancerais sans le vouloir. Et si au bout, c’était la peur Qui viendrait me glacer le cœur, Tous ces mots et leur lourdeur, Cette envie de devenir auteur. Et si au bout, je suis à bout De l’avoir crié partout, Si je ne suis plus âme debout, Rien qu’un pantin à genoux. Si au bout, ce n’était que la fin, Est-ce que je me trompe de chemin ? Si je me rapproche de la fin, S’il n’y a rien à faire, Il se peut que même un médecin Ne puisse s’occuper de l’affaire. Si je tombe, tu le sais bien, C’est la position que je préfère. Est-ce que les gentils sont des vilains Pour les habitants de l’enfer ? Et si au bout, c’était l’amour, Des cœurs et des fleurs pour toujours, Je voudrais le connaître ce jour Et ne jamais faire de retour. Et si au bout, on se retrouvait, Ceux qu’on aime, ceux qui nous plaisaient, Si l’on jouait dans la forêt Là où les âmes s’aimaient. Mais au bout, ce n’est sûrement que le vide, Là où le silence et le néant réside, Devant moi se tient une dame perfide Qui me fera me souvenir l’enfant timide. Mais au bout, là où crier ne veut rien dire, Là où chaque râle est un frisson qui respire, Là, je le sais, je ne pourrai plus mentir Dans ma dernière ligne, celle qui me verra mourir. Si au bout, ce n’était que la fin, Est-ce que je me trompe de chemin ? Si je me rapproche de la fin, S’il n’y a rien à faire, Il se peut que même un médecin Ne puisse s’occuper de l’affaire. Si je tombe, tu le sais bien, C’est la position que je préfère. Est-ce que les gentils sont des vilains Pour les habitants de l’enfer ? Si je me rapproche de la fin, S’il n’y a rien à faire, Il se peut que même un médecin Ne puisse s’occuper de l’affaire. Si je tombe, tu le sais bien, C’est la position que je préfère. Est-ce que les gentils sont des vilains Pour les habitants de l’enfer ?

