J’ai cherché l’horizon, l’usure au bout des doigts Croyant que c’était là, une terre, un endroit Mais la ligne s’efface sous chacun de mes pas Ce n’est pas où l’on va, c’est ce qu’on laisse là-bas. Nous étions le creuset, l’un pour l’autre, un brasier Une flamme inutile qu’on ne pouvait nier Une gratitude glacée pour ce qu’on a brûlé Dans ce cercle de cendres où l’on s’est consumé. On n’aime jamais l’autre, on n'aime que le vide Ce gouffre sous nos pas, ce silence aride J’ai été ton rempart, tu as pris ma lumière Pour ne pas affronter tes propres ombres entières. Le miroir est brisé, l’image est en morceaux Je ne me vois plus, je lâche le pinceau. Tu parles de prison, de béquilles, de concepts Ta lucidité tranche comme une lame, sans précepte Mais regarde mes mains, elles ne sont pas ton silence Et mon orgueil résiste à ta trop grande absence. Tu cherches la liberté sans aucune attache Mais c'est une errance au néant qui nous fâche. J'ai appris la voix basse, sans chercher d'écho Une solitude libre, loin de tes idéaux. On n’aime jamais l’autre, on n'aime que le vide Ce gouffre sous nos pas, ce silence aride J’ai été ton rempart, tu as pris ma lumière Pour ne pas affronter tes propres ombres entières. Le miroir est brisé, l’image est en morceaux Je ne me vois plus, je lâche le pinceau. Va, cherche ton horizon, cet espace incolore Va, fuis la tyrannie de la douceur encore. On a consommé l’invisible, épuisé le secret Il ne reste de nous qu’un adieu indiscret. Ma liberté est moins lourde que celle que je portais Plus terne que la tienne, mais enfin en paix. Je pars, non pas chassée, mais parce que tout s'efface Le miroir est en miettes, je quitte la surface. Va, cherche ton horizon, là où le vent te guide... Et surtout, prends bien soin de ton vide. C'est là que réside le vrai. C'est tout ce qu'il nous reste de vrai. 2026©️ LnP. Tous droits réservés.