
Intro Comme une chanson d’amour Comme une chanson d’amour Couplet 1 C’était un soir de septembre, la fête avait dressé ses lumières. Tu portais tes chaussures neuves, tu râlais contre la poussière. Tu voulais monter aux manèges, j’avais quelques pièces en main. Tu m’as tiré par la manche : Allez, viens, on verra bien. Tu as gagné un ours en peluche à un jeu dont j’ai oublié le nom. Tu l’as serré contre ta poitrine en riant de ma maladresse. Puis nous avons pris la grande roue, la dernière avant la fermeture. Quand la nacelle a quitté le sol, tu as cessé de faire la brave. Tu as serré fort mes doigts. Je t’ai demandé si tu avais peur. Tu as répondu : Même pas. J’ai vu que tu mentais. Refrain Comme une chanson d’amour, je me souviens de cette soirée, des lumières au-dessus de nous, de ta main dans la mienne serrée. Comme une chanson d’amour, je me souviens de ton sourire, de la ville qui devenait petite et de nous qui n’avions rien à dire. Comme une chanson d’amour, dix années peuvent bien passer : il suffit parfois d’une rencontre pour retrouver ce qu’on croyait perdu. Couplet 2 Après la fête, nous avons marché jusqu’au vieux pont près de la rivière. Tu avais perdu une chaussure dans la boue au bord du chemin. Je t’ai prêté mon vieux manteau, tu l’as fermé jusqu’au menton. Nous avons partagé une pomme d’amour achetée avant de quitter la fête. Tu m’as demandé, entre deux bouchées : Tu crois qu’on sera encore ensemble quand on aura des cheveux blancs ? J’ai répondu : Bien sûr. J’avais vingt ans. Je croyais vraiment que le monde allait tenir parole. Refrain Comme une chanson d’amour, je me souviens de cette soirée, des lumières au-dessus de nous, de ta main dans la mienne serrée. Comme une chanson d’amour, je me souviens de ton sourire, de la ville qui devenait petite et de nous qui n’avions rien à dire. Comme une chanson d’amour, dix années peuvent bien passer : il suffit parfois d’une rencontre pour retrouver ce qu’on croyait perdu. Couplet 3 Puis nos chemins se sont séparés. Il y eut des lettres, puis moins de lettres. Une adresse a changé, puis l’autre, et chacun a poursuivi sa route. Il y eut des enfants devenus grands, des anniversaires en famille, des photographies prises au fil des ans et des prénoms ajoutés aux albums. Un copain est passé de l’autre côté du ravin. Son absence nous a rattrapés un jour. On a parlé de lui avec les autres, on a raconté les bêtises de nos vingt ans. Ta sœur vivait loin, en Alsace. Tu l’appelais certains soirs. Tu me racontais ses nouvelles quand nous avions encore des nouvelles l’un de l’autre. Couplet 4 Puis les années ont continué. Dix ans sans savoir où nous étions. Dix ans à vivre avec nos histoires, sans savoir si l’autre pensait encore à nous. Et puis je t’ai revue un soir, devant une boulangerie. Tu tenais un sac de pain contre ton manteau. J’ai reconnu ton sourire avant même de reconnaître tes yeux. Tu as dit mon prénom. Je n’ai trouvé que ton prénom. Nous avons parlé des enfants, de ta sœur qui vivait toujours loin, de notre ami passé de l’autre côté, de tout ce que nous avions manqué. Pont Puis tu m’as demandé : Tu te souviens de la fête ? J’ai répondu : Je me souviens de la grande roue. Tu prétendais ne pas avoir peur. Tu as ri. Je n’avais pas peur. Tu me serrais pourtant la main. Tu as baissé les yeux. Puis tu as pris ma main à nouveau. Dix ans venaient de disparaître dans un geste que je connaissais. Refrain final Comme une chanson d’amour, je me souviens de cette soirée, des lumières au-dessus de nous, de ta main dans la mienne serrée. Comme une chanson d’amour, je ne chercherai pas qui a eu tort. Nous avons vécu dix années séparés, et nous voilà l’un devant l’autre. Comme une chanson d’amour, je ne sais pas ce que demain fera. Mais si tu veux reprendre ma main, je ne la retirerai pas. Outro La fête foraine avait disparu. À sa place, il y avait des immeubles. La grande roue n’existait plus. Le vieux pont avait été repeint. Mais ta main était dans la mienne. Tu m’as regardé. Tu rentres avec moi ? J’ai souri. Oui. © 2026 Couret Frédérick (Fred). Tous droits réservés. Paroles : Couret Frédérick Musique : joggino Œuvre réalisée avec contribution humaine (Suno)

